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Stéphanie Rist annonce le lancement de l’expérimentation INTERCEPTION, une innovation majeure pour une prévention personnalisée des cancers à haut risque (Communiqué)

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À l’occasion du lancement de l’expérimentation INTERCEPTION, autorisée dans le cadre du dispositif article 51, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, marque une étape décisive dans la transformation de notre politique de prévention des cancers à haut risque.

Portée par Unicancer, cette expérimentation vise à identifier au plus tôt les personnes à haut risque de cancer, afin de leur proposer un parcours de prévention personnalisédans le cadre d’une collaboration étroite entre les professionnels de ville, les centres experts et le médecin traitant.

 

Une réponse innovante à un enjeu majeur de santé publique

Avec plus de 433 000 nouveaux cas estimés en 2023, le cancer reste la première cause de mortalité en France.

Si notre pays dispose de politiques de prévention et de dépistage à l’échelle de la population générale, il est aujourd’hui essentiel d’aller plus loin pour mieux prendre en compte les personnes présentant un risque aggravé.

L’expérimentation INTERCEPTION s’inscrit pleinement dans cette ambition. Elle ouvre une nouvelle voie : celle d’une médecine personnalisée préventive, qui permet d’adapter la prévention au niveau de risque de chacun, en s’appuyant sur les recommandations existantes, encore insuffisamment connues ou mises en œuvre et sur une meilleure coordination des acteurs.

 

Un parcours structuré, coordonné et personnalisé

Le dispositif INTERCEPTION s’articule autour de trois axes complémentaires pour garantir une prévention personnalisée et coordonnée.

Il mise sur le repérage précoce des patients à risque directement en ville, en mobilisant largement les professionnels de proximité et en s’appuyant sur des outils numériques permettant d’évaluer le sur-risque. L’objectif est de renforcer la capacité à agir des acteurs de premier recours sur ces risques élevés en s’appuyant sur l’expertise de l’hôpital pour élaborer des plans de prévention adaptés au risque de chaque patient.

Chaque patient bénéficiera ainsi d’une journée de prévention dans un centre expert, chargé de confirmer son éligibilité, de coordonner une évaluation pluridisciplinaire, d’accompagner la démarche éducative et de définir un plan de prévention personnalisé. Un financement dérogatoire permet de soutenir l’émergence de ce parcours préventif ville-hôpital.

Le médecin traitant reste l’acteur central en accompagnant son patient sur la durée.

Cette organisation innovante vise à à permettre une prise en charge plus précoce et plus ciblée pour réduire l’incidence et la gravité des cancers.

 

Une expérimentation déployée dans sept territoires

Autorisée pour une durée de quatre ans à compter de la première inclusion, l’expérimentation prévoit l’inclusion de 6 440 patients dans sept territoires : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France et La Réunion.

Les sept établissements de santé impliqués sont : Gustave Roussy, le centre Léon Berard Centre, le centre Eugène Marquis, l’Institut Bergonié Institut du Cancer Avignon Provence, la polyclinique du Parc Groupe Elsan et le CHU de la Réunion.

Elle bénéficie d’un financement dérogatoire du Fonds pour l’innovation du système de santé (FISS) à hauteur de 4,514 M€, auxquels s’ajoutent 1,5 M€ de coûts d’ingénierie,soit un total de 6,014 M€ sur quatre ans. 

 

Une ambition forte : mieux prévenir pour sauver des vies

À travers INTERCEPTION, le ministère réaffirme son engagement à soutenir des innovations organisationnelles et médicales qui permettent d’agir en amont de la maladie, au plus près des patients et des territoires. Cette démarche complètera les programmes de dépistage des cancers nationaux qui s’adressent à la population à risque moyen de cancer.

Cette expérimentation devra permettre d’évaluer la faisabilité, l’acceptabilité et l’adhésion à cette nouvelle approche, ainsi que la qualité des collaborations entre les acteurs de santé. Elle porte une ambition essentielle : structurer une prévention plus personnalisée, plus proactive et plus efficace, avec la perspective, à terme, de contribuer à réduire l’incidence des cancers et à prévenir l’apparition de formes avancées.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « Le cancer reste la première cause de mortalité en France. Face à cet enjeu majeur, nous devons aller plus loin dans la prévention. Avec INTERCEPTION, nous faisons progresser une médecine plus personnalisée, plus anticipatrice et plus coordonnée. Cette expérimentation illustre pleinement notre volonté de soutenir des innovations concrètes, utiles et au service des patients, pour mieux repérer les personnes à haut risque, mieux les accompagner et, à terme, mieux prévenir les cancers. »

Contact presse :
Secrétariat d’Ariane VINCENT, conseillère presse et communication
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Cabinet de Mme Stéphanie RIST
Mél : sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr

 

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