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One Health : la France change d’échelle avec une stratégie nationale fondée sur “Une seule santé” et lance une consultation publique sur les priorités d’actions de l’Etat et le plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens (Communiqués)

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Sous l’impulsion du Président de la République, la France organise à Lyon, du 5 au 7 avril 2026, le One Health Summit. Consacré à l’approche « Une seule santé », ce sommet vise à mieux prévenir les risques sanitaires en agissant à l’interface entre santé humaine, animale et environnementale. Dans un contexte d’intensification des risques et de fragmentation de l’action internationale, il réunit États, organisations internationales, scientifiques et acteurs économiques afin d’accélérer des réponses concrètes. Les travaux s’articulent autour de quatre priorités : maladies infectieuses, résistance aux antimicrobiens, systèmes alimentaires et pollutions.

Dans ce cadre, la France annonce également des mesures nationales pour traduire cette approche dans ses politiques publiques.

Face à l’impact massif de l’environnement sur la santé humaine, animale et des écosystèmes, la France franchit une nouvelle étape. Le Gouvernement lancera en 2026 une stratégie nationale pour un environnement favorable aux santés, structurée, interministérielle et tournée vers l’anticipation des risques de demain.

Des progrès tangibles qui démontrent l’efficacité de l’action publique
En Europe, les facteurs environnementaux évitables sont responsables de 1,4 million de décès par an, soit au moins 15 % de la mortalité.

Face à cet enjeu, les politiques menées ces dernières années ont produit des résultats concrets.

Les plans nationaux santé-environnement ont permis de réduire significativement certaines expositions et leurs impacts :

– diminution de 50 à 80 % des émissions industrielles de substances dangereuses
– interdiction du perchloroéthylène dans les pressings
– suppression du bisphénol A dans les contenants alimentaires
– interdiction du dioxyde de titane comme additif alimentaire
– encadrement renforcé des perturbateurs endocriniens
– interdiction de l’octocrylène dans les produits solaires

Ces actions s’appuient également sur des avancées scientifiques structurantes, avec la participation française à des programmes européens et le développement d’outils innovants comme la plateforme PEPPER.

Les données les plus récentes confirment l’efficacité de ces politiques : les premiers résultats de l’étude EAT 3 montrent une diminution globale de plusieurs contaminants dans l’alimentation.

 

Des expositions persistantes qui appellent à aller plus loin

Ces progrès ne doivent toutefois pas masquer une réalité : certaines expositions demeurent largement répandues.

Les études de biosurveillance, notamment Esteban, mettent en évidence des expositions généralisées à certaines substances, comme les bisphénols, les phtalates ou certains PFAS.

Ces substances se retrouvent dans l’environnement, les écosystèmes et les organismes vivants, justifiant un renforcement de l’action publique.

Dans ce contexte, la France a déjà pris des mesures fortes, en interdisant l’usage de PFAS dans plusieurs produits dès 2026, en avance sur les travaux européens.

 

Une stratégie structurée pour anticiper, agir et durer

À l’issue du PNSE 4, l’État engage une nouvelle étape avec une stratégie nationale pour un environnement favorable aux santés.

Son ambition est claire : mieux anticiper, prévenir et maîtriser les risques environnementaux, en s’appuyant sur une approche globale intégrant la santé humaine, animale et celle des écosystèmes.

Cette stratégie permettra de structurer et renforcer l’action publique, en articulant les politiques existantes, en comblant les angles morts et en anticipant les risques émergents. Elle identifiera les enjeux thématiques prioritaires, notamment les perturbateurs endocriniens, les PFAS, la pollution de l’air, la qualité de l’eau ou encore les résistances aux antimicrobiens.

Sa mise en œuvre reposera sur une gouvernance interministérielle renforcée :

– un pilotage conjoint assuré par la Direction générale de la santé et la Direction générale de la prévention des risques
– un groupe santé-environnement (GSE) réunissant régulièrement l’ensemble des parties prenantes
– un comité de pilotage interministériel chargé du suivi opérationnel
– une mobilisation des territoires, notamment via les réseaux d’acteurs locaux

 

Un cap clair : inscrire durablement l’approche “Une seule santé”

Au-delà de cette stratégie, le Gouvernement entend inscrire durablement l’approche One Health dans les politiques publiques, en renforçant la coordination interministérielle et la mobilisation des acteurs.

La stratégie nationale sera publiée avant la fin de l’année 2026, à l’issue d’une phase de concertation.

Avec cette nouvelle étape, la France confirme une ambition : s’appuyer sur des résultats concrets pour aller plus loin et mieux protéger la santé face aux risques environnementaux.

Consulter le communiqué de presse

 

Lancement de l’appel à projets 2026 du plan Écoantibio 3, d’une consultation publique sur les priorités d’actions de l’Etat et d’un plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens

 

À l’occasion du sommet international One Health, le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, résolument engagé dans la lutte contre l’antibiorésistance en santé animale et à la réduction des risques associés, ouvre, ce 7 avril, l’appel à projets 2026 du plan Écoantibio 3 (2023-2028).

La France lance également une consultation publique sur les priorités d’actions de l’Etat et le plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens.

L’évaluation de la seconde stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2) par les inspections générales (IGAS et IGEDD), publiée en juillet 2024[1], concluait que les impacts des perturbateurs endocriniens (PE) sur la santé et sur l’environnement justifiaient la poursuite et l’intensification des efforts engagés jusqu’à présent.Ainsi, les ministères chargés de la santé (DGS) et de l’environnement (DGPR) ont élaboré, en lien avec les administrations et parties prenantes concernées, des priorités d’actions et un plan d’actions détaillé sur les PE, en vue de poursuivre les efforts pour tendre vers un objectif de « zéro exposition aux PE », dans une approche globale reposant sur la production de connaissances scientifiques pour mieux cerner les risques et préparer l’action, la réduction des émissions à la source et l’information du public.

Dans cette perspective, l’action de l’Etat se structure pour les 5 prochaines années autour d’une ambition : « Faire de chaque décideur et de chaque citoyen un acteur pour mettre en œuvre les solutions visant à réduire les expositions aux PE ».

Dans une approche « Une seule santé » et dans le cadre de la politique gouvernementale en santé environnementale, l’action de l’Etat vise, en fédérant tous les acteurs, à réduire les expositions de la population aux PE à travers 6 grandes priorités :

  • Agir au plus près des citoyens en accompagnant les acteurs locaux pour construire des environnements plus sains vis-à-vis des PE ;
  • Former, informer, communiquer pour donner à chacun la capacité d’agir ;
  • Protéger et prendre en charge les populations des plus exposées et les plus vulnérables ;
  • Actionner les leviers réglementaires pour protéger la population des PE ;
  • Surveiller l’impact des PE sur notre santé et notre environnement ;
  • Fédérer l’ensemble des acteurs de la recherche et de l’expertise sur les PE dans une approche une seule santé.

Le pilotage de l’ensemble des actions est assuré par les ministères chargés de l’environnement et de la santé, en lien étroit avec les autres ministères concernés et les parties prenantes.Une consultation publique, prévue par le code de l’environnement (article 123-19) et de la Charte de l’environnement (article 7[2]), est lancée sur les priorités et le plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens.

Lire le communiqué

Notes :

[1] Rapport des inspections générales des ministères chargés de la santé (IGAS) et de l’environnement (IGEDD), 8 juillet 2024 / Evaluation de la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens

[2] Article 7. Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.

Contact presse:

Secrétariat d’Ariane Vincent, conseillère presse et communication
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Cabinet de Mme Stéphanie Rist
Mél : sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr

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