L’AP-HP exprime son plein soutien à quatre de ses professionnels convoqués hier, le 31 mars 2026, devant la chambre disciplinaire du Conseil de l’Ordre des médecins et appelle à ce que la législation soit modifiée.
Les professeurs Karine Lacombe, Gilbert Deray, Bruno Mégarbane et André Grimaldi ont été assignés par le Conseil de l’Ordre des médecins suite à une plainte déposée à l’initiative d’une association anti-vax dénommée « Syndicat liberté santé ». Leur objectif est de poursuivre les médecins et scientifiques qui ont défendu la vaccination pendant la crise du Covid-19.
Les textes législatifs, qui encadrent les procédures ordinales, obligent aujourd’hui le Conseil de l’Ordre à admettre ces plaintes et à convoquer les médecins concernés en audience contradictoire. Même lorsque ces derniers ont en réalité fait honneur à leur serment d’Hippocrate et défendu la science et la santé publique. Cette obligation procédurale conduit ainsi à examiner des plaintes parfois infondées, portées par des associations qui prospèrent sur la désinformation, le complotisme et l’intimidation contentieuse.
L’AP-HP appelle à une modification de la législation afin que les plaintes manifestement abusives puissent être directement écartées. Cette demande a d’ailleurs été récemment formulée par le président du Conseil national de l’Ordre des médecins. Il s’agit aussi d’éviter que des structures militantes et obscurantistes ne détournent ces procédures pour faire pression sur des médecins qui ont simplement lutté contre la désinformation en rappelant des évidences scientifiques incontestables.
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