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Invitation presse « COVID Long : une affection variable mais le plus souvent transitoire » (En ligne)

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Un consortium international de scientifiques et de cliniciens de Finlande, de France, de Suisse, d’Estonie, d’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont étudié les symptômes persistants après une infection par le SARS-CoV-2 et leurs mécanismes biologiques sous-jacents.

Leurs résultats, présentés lors d’une réunion scientifique cette semaine, confirment que les symptômes sont réels et peuvent être invalidants. En revanche, ces résultats ne soutiennent pas l’idée d’une maladie biologique permanente unique. Au contraire, les personnes souffrant d’une affection post-COVID-19, souvent appelée « COVID long », peuvent s’améliorer et se rétablir.

Le 23 avril, lors de la conférence de restitution de leurs travaux, les chercheurs de ce consortium international, présenteront à la presse les principaux résultats de leurs études relatives à l’évolution des cas de « COVID long », de 09:00 – 12:30 (CEST).

Inscriptions

Le programme comprend des présentations du Long COVID EU Project et de l’Oslo Chronic Fatigue Network, suivies d’une table ronde réunissant patients et chercheurs.

Au cours des quatre dernières années, ce collectif a mené un large éventail d’études montrant que différents systèmes biologiques peuvent être affectés de manière variable, mais que l’affection est souvent transitoire.

Cédric Lemogne, neuroscientifique et clinicien au sein de l’équipe française (Université Paris Cité), déclare : « De nombreux facteurs influencent l’évolution de la maladie, y compris la manière dont les symptômes sont interprétés. La bonne nouvelle, c’est que ces facteurs peuvent être modifiés, permettant à certains patients d’aller mieux et de se rétablir. »

Helena Liira, coordinatrice du projet à l’Hôpital universitaire d’Helsinki (HUS), déclare :
« Cette recherche a des implications importantes pour les soins. En comprenant comment différents systèmes biologiques interagissent, nous pouvons mieux soutenir le rétablissement et aider davantage de personnes à retrouver leur vie quotidienne. Notre message est clair : il y a de l’espoir et une amélioration est possible. »

 

Principaux résultats du consortium:

  1. De nombreux patients vont mieux et se rétablissent
    Les études montrent que de nombreux patients vont mieux et se rétablissent. Cela ne concerne pas encore tout le monde, mais ces résultats remettent en question les récits très pessimistes souvent présents dans le débat public et sur les réseaux sociaux.
  2. De nombreux patients retrouvent les activités du quotidien
    Beaucoup de personnes parviennent à reprendre le travail et à retrouver les activités du quotidien. Le rétablissement est souvent associé à des aménagements de travail, à un accompagnement professionnel et à une réadaptation personnalisée.
  3. Pas d’argument en faveur des « microcaillots » ou de troubles intestinaux spécifiques

Malgré des recherches approfondies, les scientifiques n’ont retrouvé aucun élément en faveur d’une coagulation sanguine anormale (souvent évoquée sous le terme de « microcaillots ») ni de modifications spécifiques du microbiote intestinal (parfois décrites comme une « dysbiose »). Bien que le système immunitaire puisse être activé, les résultats ne suggèrent pas non plus une pathologie auto-immune distincte

  1. Une affection très hétérogène

L’affection post-COVID-19 se manifeste de façon très variable d’une personne à l’autre. Les tentatives d’identifier un marqueur sanguin fiable n’ont pas abouti et il n’existe à ce jour aucun test permettant de distinguer clairement les personnes atteintes d’une affection post-COVID-19 de celles qui se sont complètement rétablies.

  1. Pas d’argument en faveur d’une infection virale persistante

Les chercheurs ont recherché le virus (SARS-CoV-2) dans différents tissus de l’organisme et dans le système nerveux. Ils n’ont pas trouvé d’éléments en faveur d’une diffusion virale persistante dans le cerveau ou d’une infection chronique.

  1. Un rôle limité de la génétique

Les gènes influencent la vulnérabilité à de nombreuses maladies. Ils peuvent contribuer modestement au risque de certains symptômes post-infectieux. En revanche, ils ne prédisent pas qui développera une affection post-COVID-19, ni la manière dont elle se manifestera.

  1. Des résultats qui soutiennent une vision élargie des soins

Ces résultats sont cohérents avec des approches pragmatiques et globales de réadaptation. Les chercheurs suggèrent que patients et cliniciens prennent en compte :

Notes :

(i)  La façon dont les systèmes biologiques répondent à l’infection via des signaux d’alerte pour protéger l’organisme ;

(ii)  La façon dont le cerveau interprète et répond à ces signaux, notamment la possibilité que le « système d’alarme » de l’organisme devienne excessivement sensible ;

(iii)  La manière dont les attentes, les interprétations et le contexte social peuvent influencer la persistance des symptômes et le rétablissement.

À propos du Long COVID EU Project :

Financée dans le cadre du programme Horizon Europe de l’Union européenne, cette initiative de quatre ans est coordonnée par l’Hôpital universitaire d’Helsinki (HUS). Elle explore de nouvelles pistes pour améliorer la prédiction et la prise en charge de l’affection post-COVID-19.

Pour plus d’informations : LongCovid – Decision support for prediction and management of post COVID-19 condition)

Notes :

1. Lammi, V., et al., Genome-wide association study of long COVID. Nature genetics, 2025. 57(6): p. 1402-1417.

2. Liira, H., et al., Prognosis of patients with post-Covid-19 condition: Prospective cohort cluster analysis at one year. Journal of Psychosomatic Research, 2024. 182: p. 111808.

3. Matta, J., et al., Depression and anxiety before and at the beginning of the COVID-19 pandemic and incident persistent symptoms: a prospective population-based cohort study. Molecular Psychiatry, 2023. 28(10): p. 4261-4271.

4. Nerli, T.F., et al., Brief Outpatient Rehabilitation Program for Post–COVID-19 Condition. JAMA Network Open, 2024. 7(12): p. e2450744.

5. Sulg, A., et al., Facilitators and barriers for return to work among patients with post-COVID-19 condition: a qualitative interview study. Scandinavian Journal of Primary Health Care, 2026. 44(1): p. 1-16.

6. Linnros, H., et al., Narratives of recovery from persistent fatigue: a stepwise learning process. Scandinavian Journal of Primary Health Care, 2026. 44(1).

7. Bakken, A.K., et al., Acquiring a new understanding of illness and agency: A narrative study of recovering from chronic fatigue syndrome. International Journal of Qualitative Studies on Health and Well-being, 2023. 18(1): p. 2223420.

8. Alme, T.N., et al., Chronic fatigue syndromes: Real illnesses that people can recover from. Scandinavian Journal of Primary Health Care, 2023: p. 1-5.

Contacts presse :

Université Paris Cité : presse@u-paris.fr
Helsinki University Hospital (HUS): viestinta@hus.fi

3 commentaires sur “Invitation presse « COVID Long : une affection variable mais le plus souvent transitoire » (En ligne)”

  1. Tout va très bien: les personnes comme moi qui ne vont pas bien après 6 ans de galère n’ont qu’à faire ce qu’il faut pour aller mieux! Ex: les problèmes gastriques sont un détail…alors que très difficiles à traiter, que la plupart des spécialistes dans ce domaine sont en incapacité de se renseigner, de se former. Article qui se veut certainement très rassurant mais occulte une grande partie du problème, ne rend pas service aux patients en attente de plus de reconnaissance de leurs souffrances malgré toutes les énergies dépensées pour trouver des solutions.

  2. Cet article révèle une grande problématique : les études autour du covid long s’accumulent et contredisent complètement les propos tenus dans cet article. Au quotidien, les conséquences sont terribles pour les malades : refus de soins, soins totalement inadéquates… il est grand temps que la veille « Santé » autour du Srars cov 2 soit réellement effective et que les voix des malades soient également entendus – https://www.nature.com/articles/s41390-026-05024-1

    • Je suis très surpris de la teneur du communiqué, notamment sur la dite inexistence des micro caillots de fibrine amyloides pourtant retrouvés et reproduits à de nombreuses reprises au travers le monde, notamment en France par l’INSERM. Le communiqué contient des références, mais aucune ne porte sur une étude mettant en évidence la non reproduction de ces travaux.

      Aussi je constate que ne sont pas évoqués les travaux consistant à induire le covid long chez les animaux, que ce soit par l’institut Pasteur sur des hamsters infectés ou plus récemment sur des souris ayant reçu une perfusion sanguine contenant les igg des humains malades du covid long. Or ils sont importants pour soutenir ou falsifier l’hypothèse psychosomatique défendue présentement. Soutenir une telle hypothese à l’aune de ces données impliquerait à la fois postuler de la transmissibilité des maladies psychosomatiques par fluides corporels, mais aussi la possibilité que les animaux aient une vie psychique assez complexe pour souffrir de ce type de trouble ainsi qu’éventuellement une connexion internet pour prendre connaissance des symptômes ressentis par les humains afin d’ensuite les imiter dans une sorte de contagion sociale inter-espèce. Ce sont des hypothèses très fortes qui résulteraient sur une révolution médicale et assurément un prix Nobel pour les auteurs.

      Enfin sur la dite réversibilité des symptômes et des atteintes d’organes, je suis très pressé de lire les publications de cette équipe de recherche mettant en évidence, par exemple, la résolution de l’atrophie du thalamus retrouvé dans le covid long ou encore la résolution des capillaroscopies anormales. On attend aussi avec hâte les toutes premières démonstration de résolution de la dysautonomie par psychothérapie.

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