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Parution du Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°10 (Document)

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Le BEH n°10, paru mardi 21 avril 2026, comprend 2 articles :

  • Évaluer la complexité de l’obésité pédiatrique grâce à des scores multidimensionnels pour faciliter la gradation des soins. Caroline Carriere et coll. Réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité pédiatrique (RéPPOP) Aquitaine, Bordeaux

L’évaluation de la complexité des situations d’obésité pédiatrique est une étape clé permettant l’optimisation du parcours de soins. Dans une approche similaire au modèle proposé par la Haute Autorité de santé (HAS) chez l’adulte en 2022, nous avons développé deux outils : Ivop pour « indice de vulnérabilité de l’obésité pédiatrique », permettant l’évaluation de vulnérabilité, et Escop pour « estimation de la complexité des situations d’obésité pédiatrique », permettant une estimation de la complexité (combinant le niveau d’excès de poids et le score Ivop).

L’objectif de notre étude est de décrire et d’évaluer la pertinence de ces outils. Notre étude a été réalisée auprès de 53 enfants suivis au Centre spécialisé obésité (CSO) pédiatrique du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux en 2022. Des analyses de corrélation ont été menées pour comparer l’Ivop au score Épices (évaluation de la précarité et des inégalités de santé dans les centres d’examens de santé (CES)) et, Escop à un avis d’experts établi par les professionnels du CSO.

Une corrélation linéaire positive modérée a été retrouvée entre l’Épices et l’Ivop (r=0,49). Une association significative a été retrouvée entre l’Escop et le niveau de complexité évalué par l’avis d’experts (r=0,6 ; p<0,0001). Les courbes ROC (Receiver Operating Characteristic ou courbe sensibilité/spécificité) montrent une aire sous la courbe (AUC) de 0,80 pour distinguer les niveaux de complexité 1 à 3 vs 4 et 5 et une AUC de 0,73 pour les niveaux <5 vs ≥5.

Malgré certaines limites méthodologiques, l’Ivop semble être un outil sensible et reproductible, permettant une évaluation plus globale et nuancée de la vulnérabilité que le score Épices, conçu pour l’évaluation des situations socio-économiques des adultes. L’outil Escop apparaît comme un moyen performant pour estimer le niveau de complexité.

  • Tuberculose en Seine-Saint-Denis : incidence et rôle du Centre de lutte antituberculeuse dans les enquêtes autour d’un cas de 2018 à 2023. Baptiste Voyer et coll. Département prévention et santé, Seine-Saint-Denis

Introduction – La Seine-Saint-Denis présente le taux d’incidence de la tuberculose le plus élevé de France hexagonale. Le travail d’enquête autour des cas est assuré par le Centre de lutte antituberculeuse (Clat), rattaché au Conseil départemental. La survenue de la pandémie de Covid-19 a impacté l’épidémiologie de la tuberculose, ainsi que la réalisation des enquêtes autour des cas.

Méthode – Une analyse descriptive rétrospective, par périodes de deux ans entre 2018 et 2023, de l’activité du Clat de Seine-Saint-Denis a été réalisée, comprenant une analyse des cas index de tuberculose, des sujets contacts et des enquêtes effectuées.

Résultat – La Seine-Saint-Denis n’a pas connu de diminution du nombre de tuberculose maladie pendant la pandémie de Covid-19, avec 832 cas en 2018-2019 et 851 cas en 2020-2021. Dans le même temps, le nombre de sujets contacts identifiés a, lui, fortement diminué, passant de 6 379 cas à 3 782 cas. Malgré cette réduction, le dépistage parmi les contacts a pu être effectué, les taux de dépistage restant maintenus, ce qui a permis une détection stable des cas secondaires. Ainsi, 1 423 infections tuberculeuses latentes (13%) et 135 tuberculoses maladies secondaires (1%) sur 11 215 sujets contacts explorés entre 2018 et 2023, ont été diagnostiqués. Les caractéristiques des cas index ont évolué, au sein d’une population demeurant largement en situation de précarité. Les types de liens entre les cas index et leurs contacts ont également été modifiés.

Discussion – L’activité de lutte antituberculeuse pendant la période du Covid-19 en Seine-Saint-Denis a été marquée par un nombre de cas de tuberculose stable, au contraire de l’évolution nationale. Une réduction du nombre de sujets contacts est constatée, mais la réalisation des dépistages a pu être maintenue.

Contacts presse : Santé publique France – presse@santepubliquefrance.fr

 

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