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Réforme de la 4ᵉ année de Médecine Générale : un chaos annoncé ! Entendus oui, écoutés non, respectés jamais ! (Communiqué)

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Trois ans après l’imposition de la réforme de la 4ᵉ année du DES de Médecine Générale par l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, la situation que nous redoutions se concrétise aujourd’hui. Malgré un engagement renouvelé de Madame la Ministre en janvier lors de notre Congrès, les textes sont soit absents, soit contraires aux engagements pris et demandes des internes.

L’absence d’un cadre clair plonge les internes et leurs encadrants dans une incertitude majeure. Les internes ne sont pas une variable d’ajustement : cette réforme ne peut servir à compenser les défaillances structurelles du système de santé. La situation d’attente est inacceptable et alimente une mobilisation qui se poursuit.

Ce modèle est inadapté et déjà en échec. Sous la pression des hôpitaux de France et des doyens, un modèle hospitalier, incompatible avec l’exercice de la Médecine Générale, est en train de s’imposer. Les conséquences sont d’ores et déjà visibles : seuls 50 % des départements de Médecine Générale déclarent disposer d’un nombre suffisant de terrains de stage ambulatoires. Les docteurs juniors sont détournés de l’exercice en ville.

Ce scénario, que nous avions anticipé, résulte d’une réforme construite sans concertation réelle avec les internes. Entendus oui, écoutés non, respectés jamais. Des objectifs affichés trompeurs. Nous souhaitons alerter sur l’argument central avancé pour justifier cette réforme auprès des élus et patients : elle ne génèrera pas “15 millions de consultations supplémentaires par an”. Les docteurs juniors concernés auraient, dans tous les cas, assuré ces consultations à l’issue de leur internat, en remplaçant ou en s’installant.

En réalité, cette réforme éloigne une partie d’entre eux de l’exercice de premiers recours, contribuant à la saturation hospitalière. En affaiblissant l’attractivité de la Médecine Générale, elle compromet également, à moyen et long terme, l’accès aux soins primaires avec une diminution attendue des installations en libéral.

Cette réforme s’apparente à un pansement de démagogie sur une jambe de bois. Elle met en péril la formation des futurs médecins généralistes ainsi que l’organisation des soins de premier recours. Si le Gouvernement persiste dans cette voie, les acteurs de terrain, nos élus et nos concitoyens doivent s’attendre à une dégradation significative de l’offre de soins ambulatoires.

Nous sollicitons l’ensemble des décideurs politiques afin d’obtenir leur soutien pour corriger rapidement les dérives de cette réforme, qui conduisent à une exploitation des
futurs médecins généralistes et mettent en péril l’accès aux soins de premier recours.

Contact :
Pierre – Alexandre LECOMTE
Porte-Parole
porteparole@isnar-img.com

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