Conformément au paragraphe 2 de l’article 12 – Détermination d’une urgence de santé publique de portée internationale, y compris une urgence pandémique – du Règlement sanitaire international (2005) (RSI), le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), après avoir consulté les États parties où l’événement est actuellement en cours, déclare que la maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique, tels que définis dans le RSI.
Dans sa décision, le Directeur général de l’OMS a notamment pris en compte les informations fournies par les États parties – la République démocratique du Congo et l’Ouganda –, les principes scientifiques ainsi que les données scientifiques disponibles et d’autres informations pertinentes ; il a évalué le risque pour la santé humaine, le risque de propagation internationale de la maladie et le risque de perturbation du trafic international.
Pour rappel : le 5 mai 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été alertée d’une épidémie à forte mortalité d’une maladie inconnue dans la zone de santé de Mongbwalu, province d’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), faisant notamment état de décès parmi le personnel soignant.
Le 14 mai 2026, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa a analysé 13 échantillons de sang provenant de la zone de santé de Rwampara, dans la même province. Les analyses en laboratoire ont confirmé la présence du virus Bundibugyo (BVD) dans huit de ces échantillons le 15 mai. Il s’agit d’une espèce du virus Ebola.
Le taux de létalité des deux dernières épidémies de BVD a oscillé entre 30 % et 50 %. Contrairement au virus Ebola, il n’existe aucun vaccin homologué ni traitement spécifique contre le virus Bundibugyo, bien qu’une prise en charge précoce soit essentielle. Le 15 mai 2026, le ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et des Affaires sociales de la RDC a officiellement déclaré la 17e épidémie de maladie à virus Ebola dans le pays.
Parallèlement, le ministère ougandais de la Santé a confirmé une épidémie de maladie à virus Bundibugyo (MVB) suite à l’identification d’un cas importé de la RDC, un Congolais décédé à Kampala, la capitale.
Le 16 mai 2026, le Directeur général de l’OMS, après avoir consulté les États parties où l’épidémie est en cours, a déclaré que la maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo en RDC et en Ouganda constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), au sens du Règlement sanitaire international (RSI). Les mesures de riposte comprennent le déploiement d’équipes d’intervention rapide, la fourniture de matériel médical, le renforcement de la surveillance, la confirmation en laboratoire, l’évaluation des mesures de prévention et de contrôle des infections, la mise en place de centres de traitement sécurisés et la mobilisation des communautés.
L’OMS soutient la coordination de la riposte, la prise en charge des cas et la préparation transfrontalière. Des recommandations de l’OMS ont été adressées aux pays.