La réunion de négociation conventionnelle sur le protocole imagerie du 20 mai s’est ouverte sous l’égide d’une CNAM pressée. Aller vite. Dégager des marges. Mesurer le rendement des mesures envisagées. Dès les premiers mots, le décor était planté. On aurait pu se croire dans l’amphithéâtre d’une école de commerce, où l’on parle optimisation et rentabilité. Pourtant, il était question de soins, de médecine, et surtout de pertinence.
Ce mot, la CNAM l’a érigé en fil conducteur de la négociation. La pertinence des actes. La pertinence des prescriptions. La pertinence comme nouveau dogme. Thomas Fatôme l’a rappelé à plusieurs reprises : les baisses tarifaires et les objectifs de pertinence figuraient dans la convention signée. « Vous avez signé cette convention », a-t-il martelé.
L’UFMLS a tenu à rappeler une évidence : elle, ne l’a pas signée. Parce qu’elle refusait précisément ce que vivent aujourd’hui de nombreux médecins spécialistes. Car dans la lettre de cadrage de Mme Rist, la pertinence devait se substituer aux baisses tarifaires. Or la réalité est tout autre : baisse tarifaire ET pertinence. Comme si améliorer la qualité des soins ne méritait aucune reconnaissance, aucune contrepartie, mais seulement de nouvelles contraintes.