La succession récente d’accidents mortels impliquant de très jeunes travailleurs et apprentis constitue un signal d’alarme majeur.
Ces drames humains interrogent sur l’effectivité des obligations de sécurité qui s’imposent aux employeurs, aux organismes de formation et à l’ensemble des acteurs de la prévention.
Pour la FNATH, ces événements ne peuvent être considérés comme de simples faits divers. Ils rappellent avec brutalité que les jeunes travailleurs demeurent particulièrement vulnérables face aux risques professionnels, en raison de leur manque d’expérience, de leur méconnaissance des dangers et parfois d’un encadrement insuffisant.
Depuis plus de cent ans, la FNATH accompagne les victimes d’accidents du travail, de maladies professionnelles et leurs familles. Forte de cette expérience de terrain, elle constate que la prévention ne peut être une variable d’ajustement. Lorsqu’il s’agit de jeunes en formation ou en insertion professionnelle, l’exigence de sécurité doit être renforcée et faire l’objet d’une vigilance constante.
La FNATH rappelle que la réglementation prévoit déjà des protections spécifiques pour les jeunes travailleurs et les apprentis. Encore faut-il que celles-ci soient effectivement appliquées, contrôlées et évaluées. La transmission des savoir-faire professionnels ne peut se faire au détriment de la santé et de la vie de celles et ceux qui entrent dans le monde du travail.
Face à cette situation préoccupante, la FNATH demande :
- Un renforcement des actions de prévention et de sensibilisation auprès des jeunes, des établissements de formation et des entreprises accueillant des apprentis ;
- Un contrôle accru du respect des règles de sécurité applicables aux jeunes travailleurs et une politique pénale ferme qui protège les victimes et poursuit les auteurs d’infractions à la législation du travail ;
- Une meilleure formation des maîtres d’apprentissage et des tuteurs aux enjeux de prévention des risques professionnels ;
- Une analyse approfondie des circonstances de ces accidents afin d’en tirer toutes les conséquences utiles pour éviter leur répétition.
La FNATH appelle les pouvoirs publics, les partenaires sociaux, les branches professionnelles et les organismes de formation à faire de la protection des jeunes travailleurs une priorité nationale.
Chaque accident grave ou mortel touchant un jeune travailleur est un échec collectif. La société ne peut accepter que l’entrée dans la vie professionnelle se transforme en drame. La prévention doit être au cœur de toutes les politiques d’emploi et de formation.
La FNATH continuera à porter la voix des victimes et de leurs familles, à défendre leurs droits et à agir pour que le travail ne coûte plus la vie.
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