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Santé de l’enfant : deux ans après les Assises, le Gouvernement accélère la mise en œuvre des engagements au service des enfants et des familles (Communiqué)

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La santé des enfants ne peut être une politique parmi d’autres : elle constitue un investissement pour l’avenir de notre pays. Parce que la santé des enfants est un enjeu majeur pour l’avenir de la Nation, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a réuni ce jour le comité de pilotage des Assises de la santé de l’enfant. Cette réunion a permis de dresser le bilan des engagements déjà tenus et de présenter les prochaines étapes de la stratégie nationale en faveur de la santé de l’enfant.

L’hiver 2022, marqué par une épidémie de bronchiolite particulièrement sévère, avait révélé avec force les fragilités de notre système de santé pour répondre aux besoins des enfants. Cette crise a constitué un électrochoc collectif et conduit au lancement des Assises de la santé de l’enfant.

Deux ans après, la dynamique engagée produit des résultats concrets. Les travaux conduits avec les professionnels de santé, les associations, les collectivités territoriales, les administrations et les familles ont permis de faire émerger une ambition commune : faire de la santé de l’enfant une priorité durable de l’action publique, en agissant à la fois sur la prévention, l’accès aux soins, la santé mentale et la protection des enfants les plus vulnérables.

Mieux prévenir dès la naissance

La prévention constitue le premier levier d’amélioration de la santé des enfants.

La campagne de protection contre le virus respiratoire syncytial (VRS), responsable de la bronchiolite, a démontré toute son efficacité. Lors de la saison 2023-2024, près de 5 800 hospitalisations de nourrissons ont ainsi pu être évitées. La vaccination des femmes enceintes poursuit sa montée en charge avec une augmentation de 44 % du nombre de vaccinations par rapport à la saison précédente, permettant de protéger les nourrissons dès leurs premiers jours de vie.

Le Gouvernement poursuit également son engagement en faveur de la santé environnementale. Avec le soutien du ministère, le Collège national des sages-femmes de France et ses partenaires lancent la Plateforme numérique en santé périnatale et environnement, destinée à accompagner les professionnels dans la prévention des expositions environnementales de la préconception jusqu’aux deux ans de l’enfant. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des nombreuses initiatives portées dans les territoires pour rendre les maternités plus respectueuses de la santé des enfants et de leur environnement.

Le dépistage néonatal continue par ailleurs de se renforcer. Après l’extension du programme à trois nouvelles maladies en 2025, portant à seize le nombre de pathologies dépistées à la naissance, le Gouvernement annonce l’intégration de la biotinidase et de la galactosémie à compter de 2027. Les travaux de modernisation du dépistage de la surdité néonatale se poursuivent également afin de garantir une prise en charge plus homogène sur l’ensemble du territoire.

Face à la dégradation de plusieurs indicateurs de santé périnatale, une mission nationale sur la santé périnatale et maternelle a été engagée. Ses conclusions donneront lieu d’ici la fin de l’année à un plan d’action opérationnel visant à améliorer la qualité des soins, renforcer la prévention et réduire les inégalités territoriales et sociales.

Renforcer l’accès aux soins des enfants partout sur le territoire

Les Assises avaient fixé un objectif ambitieux de renforcement de la démographie pédiatrique.

Les premiers résultats sont au rendez-vous. Entre 2017 et 2025, le nombre de postes ouverts à l’internat de pédiatrie a progressé de 22 % tandis que les postes ouverts en chirurgie pédiatrique ont augmenté d’un tiers. Dans le même temps, le nombre de pédiatres en exercice a progressé de 14 %.

Afin de mieux reconnaître la spécificité de la prise en charge des enfants à l’hôpital, le Gouvernement a mobilisé 27 millions d’euros supplémentaires pour les urgences pédiatriques, avec notamment la création d’un forfait dédié aux nourrissons de moins de trois mois et d’un supplément spécifique pour les prises en charge pédiatriques.

Le développement de l’hospitalisation à domicile pédiatrique se poursuit également afin de permettre à davantage d’enfants de bénéficier, lorsque leur état de santé le permet, de soins de qualité dans leur environnement familial.

Faire de la santé mentale des enfants et des adolescents une priorité

La santé mentale des enfants et des adolescents demeure un enjeu majeur de santé publique.

Les dernières données disponibles montrent que plus de 16 % des élèves scolarisés en école élémentaire sont confrontés à des situations de harcèlement et qu’un lycéen sur cinq présente un risque important de dépression.

Face à cette réalité, le Gouvernement poursuit le renforcement de l’offre de psychiatrie périnatale, de psychiatrie de l’enfant et de psychiatrie de l’adolescent dans l’ensemble des régions. Les agences régionales de santé continueront à soutenir les projets territoriaux permettant d’améliorer le repérage précoce, la prévention et l’accès aux soins.

Cette mobilisation s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale en faveur de la santé mentale et dans la volonté du Gouvernement d’intervenir le plus précocement possible auprès des enfants et des jeunes en difficulté.

Mieux protéger les enfants les plus vulnérables

Les enfants confiés à la protection de l’enfance et les enfants victimes de violences présentent des besoins de santé particulièrement importants.

Afin de garantir un accès effectif aux soins, le Gouvernement déploie le parcours coordonné renforcé « Enfance protégée », issu des expérimentations conduites dans plusieurs territoires. Ce nouveau dispositif permettra d’assurer un suivi médical régulier, de faciliter l’accès aux soins spécialisés et de proposer des prises en charge précoces, notamment en santé mentale. Les appels à projets destinés à sélectionner les structures de coordination seront lancés dès la fin du mois de juin afin de permettre une généralisation opérationnelle du dispositif en 2027.

Le Gouvernement poursuit également le déploiement des unités d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), auxquelles près de 30 millions d’euros sont consacrés. L’ensemble des départements est désormais couvert. Les crédits nécessaires à la création des dernières unités permettront d’atteindre l’objectif d’une présence dans chaque juridiction. Les moyens de fonctionnement seront également renforcés afin d’améliorer l’accompagnement médical, psychologique et judiciaire des enfants victimes de violences et de développer la formation des professionnels au recueil de leur parole.

Réuni ce jour, le comité de pilotage des Assises de la santé de l’enfant a également permis de rassembler l’ensemble des administrations concernées, les représentants des professionnels, des collectivités territoriales, des associations et des familles afin de poursuivre la mobilisation collective engagée depuis 2023 au service de la santé des enfants.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, déclare : « La santé des enfants est l’un des investissements les plus précieux que notre pays puisse faire. Depuis les Assises, nous avons engagé des transformations concrètes en matière de prévention, d’accès aux soins, de santé mentale et de protection de l’enfance. Nous poursuivrons cet effort avec la même détermination, car chaque enfant doit pouvoir grandir, se développer et être soigné dans les meilleures conditions, où qu’il vive sur notre territoire. »

Contact presse :
Secrétariat d’Ariane VINCENT, conseillère presse et communication
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Cabinet de Mme Stéphanie Rist
sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr

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