D’après les statistiques nationales des centres antipoison, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la 4e région la plus concernée par l’usage détourné du protoxyde d’azote. En effet, les professionnels de santé constatent depuis plusieurs années une augmentation des situations nécessitant une prise en charge spécialisée : entre 2021 et 2025, près de 530 patients ont été recensés par les Centres d’addictovigilance de Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble. Plus de la moitié présentaient des complications graves (hospitalisation, invalidités).
Face à cet enjeu majeur de santé publique, la Préfecture de région et l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes réaffirment leur mobilisation commune en relayant depuis le 22 juin la campagne nationale d’information sur les risques liés à la consommation de protoxyde d’azote.
L’objectif de cette campagne de prévention : sensibiliser les jeunes et leurs entourages aux risques sanitaires et sécuritaires, et faciliter l’accès aux dispositifs d’accompagnement et de soins dans la région. Celle-ci s’inscrit dans une dynamique régionale où de nombreux acteurs sont mobilisés en Auvergne-Rhône-Alpes : professionnels de santé, structures spécialisées en addictologie, collectivités territoriales, établissements scolaires, monde associatif et sportif, services de l’État.
« La reprise de la campagne nationale vient en complément des actions de prévention soutenues et financées par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes auprès des jeunes, pour l’ensemble des sujets d’addiction : interventions en établissements scolaires, centres de formation et structures jeunesse, actions de sensibilisation dans les quartiers prioritaires et les espaces publics, formations des professionnels de l’éducation ou encore développement des compétences psychosociales chez les enfants et les adolescents. » Cécile COURRÈGES, directrice générale de l’ARS. Ces actions de prévention auprès des jeunes ont représenté un budget global de 2,3 M € en 2025.
D’autres dispositifs de prévention et de prises en charge sont proposés par les établissements de santé comme les Hospices Civils de Lyon et les collectivités telles que la Ville de Saint-Priest qui a déployé une stratégie associant prévention, sensibilisation et responsabilisation. Des membres du Conseil municipal des jeunes et du Pôle Enfance-Famille Garibaldi ont ainsi été formés pour expliquer à leurs pairs les risques liés au protoxyde d’azote. Ils ont également réalisé une exposition photo avec le photographe Vincent Delesvaux.
Au-delà des conséquences sur la santé, l’usage détourné du protoxyde d’azote soulève des enjeux importants en matière de sécurité publique. Les effets psychoactifs peuvent altérer la vigilance, les capacités psychomotrices et le comportement des consommateurs, augmentant ainsi les risques d’accidents, notamment sur la route.
Plus d’informations sur cette campagne et l’ensemble des dispositifs d’accompagnements et de soins mis en place dans la région à travers le communiqué de presse mis en ligne sur le site internet de l’ARS
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