Pour la première fois depuis la création du G7, la lutte contre les cancers figure parmi les priorités retenues par les chefs d’État et de gouvernement réunis à Évian. Cette reconnaissance marque une étape majeure dans la mobilisation internationale contre une maladie qui demeure l’une des premières causes de mortalité dans le monde.
À l’initiative du Président de la République, les dirigeants du G7 ont adopté une déclaration politique réaffirmant la nécessité de renforcer la coopération internationale afin d’accélérer les progrès en matière de prévention, de recherche, d’innovation et d’accès aux soins. Cette déclaration traduit une ambition commune : réduire la mortalité liée aux cancers et améliorer l’espérance et la qualité de vie des personnes touchées par la maladie.
L’ensemble des organisations de recherche du G7 Cancer* se félicite de cette avancée politique qui reconnaît le rôle essentiel de la coopération scientifique et médicale internationale dans la lutte contre les cancers.
Une reconnaissance politique inédite face à un défi mondial
Alors que près de 10 millions de personnes décèdent chaque année d’un cancer dans le monde1, les défis restent considérables malgré les progrès majeurs accomplis ces dernières décennies. L’augmentation attendue du nombre de cas, sous l’effet de l’augmentation de la population, de son vieillissement et de l’évolution des facteurs de risque, rend indispensable une mobilisation collective à l’échelle internationale.
La complexité croissante de l’oncologie appelle aujourd’hui de nouvelles formes de coopération. Le développement de la médecine de précision, l’exploitation des données de santé à grande échelle, la recherche sur les cancers rares ou encore l’organisation d’essais cliniques internationaux nécessitent des infrastructures partagées et des collaborations durables entre pays. En inscrivant la lutte contre les cancers à l’agenda du G7, les dirigeants reconnaissent que les prochaines avancées majeures dépendront autant de la capacité des États à coopérer que des progrès scientifiques eux-mêmes.
Des priorités communes pour accélérer les progrès
La déclaration adoptée à Évian met en avant plusieurs axes stratégiques de coopération internationale :
- cancers pédiatriques : promotion du partage de données, car aucun pays ne dispose seul de la masse de données nécessaire pour avancer ;
- cancers de mauvais pronostic (poumon, foie, pancréas) : nommer les choses pour mieux les combattre : définition commune, dépistage renforcé, diagnostic au stade 1, et réduction de la mortalité par cancer du poumon dans les dix prochaines années ;
- accès universel à des soins de qualité dans les pays riches comme dans les pays en développement, parce qu’aucune lutte efficace contre le cancer ne peut faire l’impasse sur l’équité.
Ces orientations s’inscrivent dans la continuité des travaux conduits depuis 2023 par le G7 Cancer, qui rassemble les organisations les plus avancées dans la lutte contre les cancers afin d’identifier des priorités communes et de développer des coopérations concrètes.
Transformer l’ambition politique en actions concrètes
L’adoption de cette déclaration constitue une étape décisive. Pour la France, elle devra désormais se traduire par le développement d’infrastructures de recherche interopérables, le renforcement des programmes scientifiques internationaux, le partage sécurisé des données et la mise en œuvre d’actions coordonnées au bénéfice des patients.
L’ensemble des organisations du G7 cancer poursuivra son engagement aux côtés de ses partenaires internationaux pour accompagner cette dynamique et contribuer à faire de la coopération internationale un levier majeur d’accélération des progrès contre les cancers.
*À propos du G7 Cancer
Le G7 Cancer a été créé en 2023, à l’initiative de l’Institut national du cancer, dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers. Ce groupe rassemble les pays les plus avancés dans la lutte contre les cancers. Réunissant des organisations à la pointe de la lutte contre les cancers, ce groupe a pour objectif de renforcer la coopération entre partenaires pour accélérer la lutte contre la maladie, et en particulier pour relever les défis les plus complexes.
Les organisations membres du G7 Cancer : l’Institut national du cancer (INCa, France), le National Cancer Center Japan (NCC, Japon), le National Cancer Institute (NCI, États-Unis), Cancer Australia (Australie), le Canadian Institutes of Health Research (CIHR, Canada), Cancer Research UK (CRUK, Royaume-Uni), le German Cancer Research Center (DKFZ, Allemagne) et l’Alleanza Contro il Cancro (ACC, Italie). Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/OMS) participe en tant qu’observateur.
Accéder à la déclaration politique du G7 Évian sur la lutte contre les cancers
Note :
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Institut national du cancer – presseinca@institutcancer.fr