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Ebola en RDC : l’épidémie dépasse les 1 000 cas et menace près de 3 millions d’enfants. L’épidémie, initialement déclarée en Ituri, s’étend désormais au Nord-Kivu et au Sud-Kivu (Communiqué)

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Un premier cas importé a été confirmé en France, rappelant l’urgence d’une réponse internationale coordonnée

Un mois après la déclaration de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la situation continue de se détériorer rapidement. L’épidémie causée par le virus Bundibugyo a désormais dépassé le seuil des 1 000 cas confirmés en RDC.

Selon les dernières données disponibles, 1 094 cas confirmés ont été rapportés en RDC, dont 277 décès. L’Ituri reste la province la plus touchée, avec 997 cas confirmés, mais l’épidémie s’est également étendue au Nord-Kivu, où 94 cas ont été rapportés, ainsi qu’au Sud-Kivu, avec 3 cas confirmés. L’Ouganda voisin compte également 20 cas confirmés, dont 2 décès.

 

Une épidémie qui progresse dans l’un des contextes humanitaires les plus fragiles au monde

Cette progression intervient dans un environnement particulièrement complexe, marqué par les conflits, les déplacements massifs de population, l’insécurité, la malnutrition et un accès très limité aux services de santé, à l’eau potable et à l’assainissement. Dans les zones affectées, de nombreuses familles déplacées vivent dans des sites surpeuplés, où les conditions d’hygiène rendent particulièrement difficile la prévention de la transmission.

« Cette épidémie a désormais franchi le seuil des 1 000 cas et continue de progresser rapidement en Ituri, mais aussi désormais au Nord-Kivu. Nous faisons face à une crise qui évolue très vite et qui dépasse les capacités de réponse dans plusieurs zones, en particulier là où l’insécurité et les déplacements rendent l’accès aux familles plus difficile », alerte David Munkley, Directeur de la zone Est de World Vision en RDC.

 

Conflits, déplacements et promiscuité : des conditions propices à la propagation du virus

« L’épidémie se développe dans l’un des environnements les plus fragiles au monde. Les conflits, les mouvements de population et la promiscuité dans les sites de déplacés créent des conditions idéales pour la propagation du virus, tout en rendant extrêmement compliqué le travail des équipes de santé pour suivre les cas contacts et contenir la transmission », explique David Munkley, Directeur de la zone Est de World Vision en RDC.

Dans ces conditions, contenir l’épidémie devient particulièrement difficile. La détection rapide des cas, l’isolement des patients, le suivi des contacts, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que l’engagement communautaire deviennent alors essentiels pour freiner la transmission.

 

Un premier cas importé en France : un signal d’alerte, pas un motif de panique

La confirmation d’un premier cas importé en France chez un médecin de retour de mission humanitaire en RDC rappelle que l’épidémie ne peut être considérée comme une crise lointaine. Les autorités sanitaires françaises ont activé les mesures nécessaires : isolement du patient, transfert sécurisé et suivi des personnes contacts. Le risque de transmission durable en Europe reste toutefois considéré comme très faible, à condition que les mesures de détection, d’isolement et de prise en charge soient pleinement appliquées.

« Le premier cas confirmé en France doit être entendu comme un signal d’alerte, non comme un motif de panique. Ebola ne connaît pas les frontières. Tant que l’épidémie progresse dans l’est de la RDC, dans des zones fragilisées par les conflits et les déplacements, le risque d’extension régionale et internationale demeure. C’est maintenant qu’il faut agir, au plus près des communautés touchées », déclare David Munkley, Directeur de la zone Est de World Vision en RDC.

 

Une réponse qui repose autant sur la confiance que sur la médecine

Le virus Bundibugyo, responsable de cette épidémie, est une forme rare d’Ebola pour laquelle il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique. La réponse repose donc sur la rapidité de la détection, l’isolement des cas, le suivi des contacts, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que sur la mobilisation des communautés.

« Contenir Ebola ne relève pas seulement de la réponse médicale. Cela repose aussi sur la confiance. Les communautés doivent recevoir une information claire, fiable, portée par des personnes qu’elles connaissent et en qui elles ont confiance : leaders religieux, volontaires communautaires, acteurs locaux. », rappelle David Munkley, Directeur de la zone Est de World Vision en RDC.

 

World Vision mobilisée auprès des communautés les plus vulnérables

Présente de longue date en RDC, World Vision travaille aux côtés des communautés et des autorités sanitaires pour contribuer à stopper la transmission à la source.

Via son approche des Canaux de l’Espoir, l’association agit notamment à travers la promotion de l’hygiène, l’appui aux leaders locaux et religieux et le soutien aux familles avec des outils et des informations essentiels pour se protéger.

« World Vision travaille aux côtés des communautés pour stopper la transmission à la source, grâce à la promotion de l’hygiène, à la surveillance communautaire et à l’appui de leaders locaux et religieux en qui les populations ont confiance », précise David Munkley, Directeur de la zone Est de World Vision en RDC.

World Vision dispose d’une longue expérience dans la réponse aux épidémies d’Ebola, en RDC, en Ouganda et en Sierra Leone. Lors de l’épidémie de 2018-2019 dans l’est de la RDC, l’organisation avait notamment formé des responsables religieux et des conducteurs de moto-taxi afin de relayer des messages de prévention auprès des communautés les plus isolées. Son approche des Canaux de l’Espoir a permis de lutter contre la désinformation et la stigmatisation, tout en renforçant la confiance au sein des communautés.

A propos de World Vision France

World Vision France est une ONG de solidarité internationale, engagée pour les enfants les plus vulnérables. Inspirée par les valeurs chrétiennes, elle intervient partout dans le monde pour soulager leurs souffrances et leur permettre de grandir dans un environnement plein d’espoir. www.worldvision.fr

Contact presse : Raphaële Vauconsant – Directrice Communication – raphaele.vauconsant@worldvision.fr

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