« Depuis quelques semaines fleurissent des articles que l’on pourrait penser sur commande, qui annoncent la fin du secteur 2. Celui-ci aurait augmenté en trop forte proportion et demain, oh scandale, 90 % des spécialistes pourraient être en secteur 2. Les patients ne pourraient plus se soigner, l’inégalité serait insoutenable.
Ces articles manipulatoires reprennent les arguments des mutuelles, organismes qui financent directement ou indirectement nombres de structures de presse, et qui ont tout à gagner à la suppression des honoraires complémentaires et tout à perdre à continuer à réaliser la mission pour laquelle elles existent.
Nous rappelons que le secteur 2 est encadré et surveillé. Il est indispensable au fonctionnement du système sanitaire français dont le modèle économique et politique a fait, en conscience, le choix de ne pas rémunérer les professions médicales libérales à hauteur de leurs rôles, responsabilités et technicité. »