L’ouverture récente de centres privés de dépistage est présentée comme une réponse à la pénurie critique de spécialistes. En réalité, ce modèle pose de graves questions éthiques, médicales et économiques. Face à cette « ubérisation » de la santé, les dermatologues défendent une vision radicalement différente de leur expertise, centrée sur le parcours de soins conventionnel et la collaboration interprofessionnelle.
Ces structures privées s’installent sur le « terreau fertile de la pénurie » et surfent ouvertement sur l’angoisse légitime de la population face aux cancers de la peau.