Le respect du consentement n’est pas négociable. Aucun examen, aucun geste intime ne devrait être pratiqué sans information claire et sans accord. Des manquements existent. Ils sont inacceptables, et les corriger est un devoir que les médecins partagent. Sur ce point, il n’y a aucun débat, et nous ne laisserons personne nous y entraîner.
La profession de gynécologue-obstétricien est pleinement engagée dans cette exigence. La Charte du respect de la personne soignée publiée par le CNGOF en 2021 témoigne de cette volonté d’améliorer sans cesse les pratiques et de garantir une information claire ainsi qu’un consentement libre et éclairé.
Elle est aussi en plein changement : en 2020, sur 700 gynécologues-obstétriciens, 84 % étaient des femmes, et c’est aussi une génération fortement marquée par le mouvement #MeToo.
Un chiffre qui ne mesure pas ce qu’on lui fait dire
C’est précisément parce que ce combat est juste qu’il ne doit pas être affaibli par des chiffres qui ne tiennent pas. Une enquête publiée le 18 juin 2026 par une association militante avance que « 8 femmes sur 10 » subiraient des atteintes au consentement, et près d’une sur deux des violences gynécologiques ou obstétricales. Repris tels quels, ces chiffres laissent croire à une prévalence nationale. Ils ne la mesurent pas.