Face à l’absence de réponses à la hauteur des attentes des professionnels hospitaliers, la CFDT Santé-Sociaux appelle les agents de la fonction publique hospitalière à participer à la journée nationale de mobilisation du 8 septembre 2026. À travers une action symbolique, silencieuse mais visible, les personnels exprimeront leur attachement au service public de santé, leur exigence de reconnaissance salariale et leur volonté de bénéficier d’une protection sociale complémentaire digne de leur engagement.
Lire le communiqué de la CFDT Santé-Sociaux
« Nous proposerons aux personnels de respecter une minute de silence entre midi et deux, de porter un brassard noir et de médiatiser au maximum les difficultés rencontrées« dans les hôpitaux, résume Didier Birig, secrétaire général de FO-SPS.
« Rendre assourdissant notre silence… »
Pendant des années, les professionnels hospitaliers ont accepté les sacrifices.
Ils ont accepté les restructurations, les économies, les réorganisations permanentes, les effectifs insuffisants, les rappels sur les repos, les heures supplémentaires et la perte de sens de leur métier, parce qu’on leur promettait qu’après chaque réforme viendrait enfin le temps de reconstruire.
Ils ont même accepté de renoncer à un jour férié après la canicule de 2003 pour financer la solidarité envers les plus fragiles. Vingt-trois ans plus tard, les promesses n’ont pas été tenues.
L’été que nous venons de vivre en est une nouvelle preuve. Les vagues de chaleur se multiplient, mais de nombreux hôpitaux restent inadaptés. Les professionnels comme les patients en subissent les conséquences. Où sont les investissements annoncés ? Où est l’anticipation ?
Cette absence de vision dépasse la seule question climatique. Depuis plus de vingt ans, les hospitaliers alertent sur le vieillissement de la population, la fermeture des lits, les difficultés de recrutement, l’épuisement des équipes et la perte d’attractivité de leurs métiers. Ils n’ont jamais cessé d’alerter. Pourtant, les réponses restent toujours les mêmes : demander davantage à ceux qui tiennent déjà l’hôpital à bout de bras.
Dans le même temps, leur pouvoir d’achat continue de reculer. Le point d’indice est gelé, les salaires stagnent, l’ancienneté est progressivement effacée par le rattrapage des grilles par le SMIC, la GIPA n’a pas été rétablie malgré l’inflation, et la réfo rme de la Protection sociale complémentaire reste très loin des attentes.
Comme si cela ne suffisait pas, les agents voient leurs arrêts maladie remis en cause, avec un jour de carence, une baisse de rémunération de 10 % et leurs droits à congés pour raison de santé rabotés sont présentés comme des leviers pour les faire revenir au travail.
Le Syndicat CNI refuse cette logique.
Et appelle l’ensemble des agents de la Fonction Publique Hospitalière à participer aux actions organisées le 8 septembre.
Lire la suite du communiqué du syndicat CNI