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Parution du Rapport 2026 sur la recherche médicale spécialisée dans la maladie d’Alzheimer « Et si ce n’était pas Alzheimer ? » (Document)

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A l’approche de la Journée Mondiale Alzheimer, 21 septembre, la Fondation Vaincre Alzheimer a présenté le 17 septembre en avant-première à la presse, la quatrième édition de son Rapport sur les avancées de la recherche médicale sur la maladie d’Alzheimer, intitulé cette année « Et si ce n’était pas la maladie d’Alzheimer ? Comprendre et vaincre les autres maladies neurocognitives ».

Les deux experts invités, Prof. Thibaud Lebouvier, neurologue et chef du service de neurologie cognitive du CHU de Lille et à l’Université de Lille et Prof. Claire Paquet, neurologue, neuropathologiste, neuroscientifique et cheffe du service du Centre de Neurologie Cognitive de l’hôpital Lariboisière à Paris, ont échangé sur les enjeux de mieux distinguer les différentes maladies neurocognitives soulevés par le rapport. Dr. Marion Lévy, Directrice scientifique de la Fondation Vaincre Alzheimer, a fait le point sur les dernières avancées de la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Biomarqueurs, intelligence artificielle, nouvelles stratégies thérapeutiques, prévention : la recherche ouvre de nouvelles perspectives pour mieux comprendre ces maladies et améliorer leur prise en soins.

 

Des avancées majeures dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer

Depuis 2023, la Fondation Vaincre Alzheimer publie chaque année un rapport consacré à l’état de la recherche médicale sur la maladie d’Alzheimer. L’édition 2026 revient sur les avancées les plus récentes, depuis l’amélioration du diagnostic jusqu’aux nouvelles stratégies thérapeutiques.

La recherche s’intéresse notamment à de nouveaux biomarqueurs, à l’imagerie cérébrale, à la génétique, aux infections ou encore aux apports de l’intelligence artificielle.

« C’est très intéressant de voir qu’on va pouvoir potentiellement s’intéresser à d’autres gènes et […] aux facteurs environnementaux. »
Dr Marion Lévy, directrice scientifique de la Fondation Vaincre Alzheimer

Ces nouvelles approches pourraient permettre de mieux comprendre les mécanismes de la maladie, de suivre plus précisément son évolution et, à terme, de personnaliser davantage le diagnostic et les traitements.

Parmi les pistes explorées figure notamment le concept de « jumeau numérique », qui consiste à reconstruire, à partir de données médicales, biologiques et environnementales, une représentation virtuelle du cerveau d’une personne. L’objectif : mieux anticiper les trajectoires individuelles et identifier plus précocement les signes de la maladie.

 

158 molécules actuellement à l’essai chez l’Homme

La recherche thérapeutique reste particulièrement active. Au 1er janvier 2026, 158 molécules sont évaluées dans des essais cliniques dans le monde, soit une vingtaine de plus que l’année précédente.

Si les stratégies ciblant la protéine amyloïde restent importantes, de nouvelles pistes sont également explorées, notamment autour de la neuroinflammation. De nouvelles générations d’anticorps et des approches visant à améliorer leur passage vers le cerveau font notamment partie des stratégies étudiées.

En parallèle, la recherche sur la prévention continue de progresser, avec des travaux consacrés notamment à l’activité physique, à l’alimentation, à la pollution ou encore au rôle de certains facteurs génétiques.

Parce qu’il n’y a pas qu’Alzheimer

Le Rapport 2026 consacre une seconde partie aux autres maladies neurocognitives, parmi lesquelles la maladie à corps de Lewy, les troubles cognitifs d’origine vasculaire et les dégénérescences frontotemporales.

Ces maladies présentent des mécanismes biologiques, des symptômes et des évolutions différents de ceux de la maladie d’Alzheimer. Elles nécessitent donc d’être identifiées et diagnostiquées comme des maladies à part entière.

« Ce sont des maladies différentes de la maladie d’Alzheimer, de par la biologie et leur mécanisme, mais aussi au niveau de la manifestation des symptômes. »
Dr Marion Lévy, directrice scientifique de la Fondation Vaincre Alzheimer

Des maladies encore trop souvent méconnues

Les dégénérescences frontotemporales illustrent particulièrement les difficultés rencontrées dans le diagnostic. Elles peuvent débuter par des modifications du comportement, de la personnalité ou du langage, parfois avant même l’apparition de troubles cognitifs plus classiques.

« Les dégénérescences frontotemporales sont méconnues d’abord parce qu’elles sont rares. […] Elles sont aussi notoirement sous-diagnostiquées. »
Pr Thibaud Lebouvier, chef du service de neurologie cognitive du CHU de Lille

La maladie à corps de Lewy peut, quant à elle, se manifester de différentes façons : troubles cognitifs, symptômes moteurs ou encore manifestations psychiatriques. Cette diversité des symptômes peut conduire les patients à consulter différents spécialistes et rendre le diagnostic plus complexe.

Pour la Pr Claire Paquet, l’enjeu est donc de rechercher systématiquement les autres symptômes caractéristiques de la maladie lorsque le patient vient pour un type de symptôme.

 

Les biomarqueurs, une révolution diagnostique en cours

L’essor des biomarqueurs constitue l’un des principaux espoirs pour améliorer le diagnostic des maladies neurocognitives. Dans les dégénérescences frontotemporales, de nouveaux outils pourraient notamment permettre de mieux distinguer certaines maladies psychiatriques des maladies neurodégénératives et, demain, d’identifier plus précisément la protéine impliquée.

« Dans le domaine des biomarqueurs, on est en pleine explosion. […] De nouveaux biomarqueurs vont pouvoir nous dire de quel type de dégénérescence frontotemporale il s’agit, quelle est la protéine qui s’agrège. »
Pr Thibaud Lebouvier

La détection de l’alpha-synucléine, notamment dans le liquide céphalorachidien, représente également une piste importante pour améliorer le diagnostic de la maladie à corps de Lewy.

 

Une recherche qui avance malgré les défis

Les dernières années ont également été marquées par des essais thérapeutiques négatifs dans certaines maladies neurocognitives. Pour autant, ces résultats permettent de mieux comprendre les mécanismes en jeu et d’orienter la recherche vers de nouvelles stratégies.

« Les essais thérapeutiques négatifs, c’est aussi le signe d’une recherche qui avance. […] On va pouvoir s’orienter vers d’autres pistes, d’autres stratégies. »
Pr Thibaud Lebouvier

La recherche ne se limite par ailleurs pas aux traitements médicamenteux. L’accompagnement des patients et des proches reste essentiel, notamment grâce aux interventions non médicamenteuses et à la formation des aidants, particulièrement importante face aux changements de comportement et de personnalité.

Enfin, les avancées récentes dans la maladie d’Alzheimer ouvrent une perspective nouvelle : pour la première fois, certaines thérapies ont montré qu’il était possible de modifier, même modestement, la trajectoire de la maladie.

« Il y a un gigantesque espoir quand même dans la maladie d’Alzheimer qui est lié au fait qu’on a réussi à faire bouger la trajectoire. Certes de façon modeste […] mais quel espoir ! »

Pr Thibaud Lebouvier

Avec son Rapport de la recherche 2026, la Fondation Vaincre Alzheimer souhaite ainsi rendre accessibles les avancées scientifiques les plus récentes et contribuer à mieux faire connaître les différentes maladies neurocognitives, leurs mécanismes, leurs symptômes et les pistes de recherche qui pourraient transformer demain leur diagnostic et leur prise en soin.

« Effectivement, on ne guérit pas, mais on peut fortement soulager, soigner pour atténuer les symptômes. »

Pr Claire Paquet, cheffe du service du Centre de Neurologie Cognitive de l’hôpital Lariboisière à Paris

Notre porte parole scientifique Dr Marion Lévy, directrice scientifique de la Fondation Vaincre Alzheimer, reste à votre disposition pour toute demande d’interview.

A propos de la Fondation Vaincre Alzheimer

Créée en 2005, Vaincre Alzheimer est une Fondation Reconnue d’Utilité Publique qui finance une recherche d’excellence sur la maladie d’Alzheimer et les autres maladies neurocognitives. Depuis sa création, la Fondation Vaincre Alzheimer et son réseau européen d’associations ont alloué 73 millions d’euros dans la recherche, contribuant à des avancées majeures et faisant espérer un avenir sans pertes cognitives graves, notamment grâce au diagnostic précoce et à l’administration de traitements efficaces. La Fondation Vaincre Alzheimer investit dans des pistes innovantes ; son comité scientifique international a à cœur de recommander des projets qui sortent des sentiers battus. Elle agit comme un initiateur de la recherche en soutenant des projets audacieux et inédits pour leur potentiel transformateur. Chaque année, la Fondation Vaincre Alzheimer publie son Rapport de la recherche ; une initiative unique dans le secteur associatif, qui dresse un état des lieux rigoureux des avancées scientifiques dans le domaine de la maladie d’Alzheimer. La Fondation Vaincre Alzheimer a pour missions de guérir en finançant la recherche, mais aussi de soigner en formant et fédérant les professionnels de santé et de prévenir en informant le public et en le sensibilisant. vaincrealzheimer.org

Contacts presse

Mathilde MIGNON, Attachée de presse – Agence RP Digital – mathilde.mignon@rp-digital.fr
Daphné GORO, Responsable du marketing et de la communication – Fondation Vaincre Alzheimer – d.goro@vaincrealzheimer.org

PJ

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