À l’occasion d’une conférence de presse, jeudi 10 septembre, l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO) a présenté ses 20 propositions génératrices d’économies dans le cadre du PLFSS 2027.
« À l’heure où se prépare le PLFSS pour 2027, notre système de santé est confronté à une équation difficile : maîtriser durablement la progression des dépenses sans dégrader l’accès aux soins et la qualité des prises en charge, ni fragiliser davantage les professionnels qui font vivre notre système de santé au quotidien.
L’USPO souhaite prendre toute sa part à cet effort.
Nous sommes un syndicat progressiste. Nous considérons que défendre la pharmacie d’officine ne consiste pas à refuser toute évolution ou toute recherche d’efficience. Au contraire, nous voulons contribuer à transformer notre système de santé pour le rendre plus pertinent, plus préventif, mieux coordonné et économiquement soutenable.
Les pharmaciens ont démontré depuis des décennies leur rôle d’acteurs majeurs de la maîtrise des dépenses : développement du médicament générique, droit de substitution, accompagnement des biosimilaires, sécurisation des prescriptions, prévention de la iatrogénie, amélioration de l’observance, vaccination, dépistage et plus récemment, prise en charge directe de certaines pathologies du quotidien.
Les pharmaciens ne sont pas seulement une dépense pour l’Assurance maladie : ils sont aussi, et depuis longtemps, des producteurs d’économies notables pour notre système de santé.
Cette contribution doit être reconnue.
Car, dans le même temps, le réseau officinal souffre. Les fermetures se poursuivent, le maillage territorial se rétracte et de nombreuses pharmacies voient leur équilibre économique se fragiliser. Chaque pharmacie fermée est pourtant un point d’accès aux soins essentiel qui disparaît avec elle. Nous refusons donc une logique dans laquelle l’efficience serait synonyme de baisse uniforme des rémunérations ou de prélèvements supplémentaires sur les professionnels de proximité.
Il existe d’autres économies. Nous proposons de les développer dans vingt propositions pour le PLFSS 2027, avec une conviction : avant de réduire l’offre de soins, il faut traquer la non-pertinence, le gaspillage, les stratégies de contournement et les défauts d’organisation. »
Contact : uspo@uspo.fr
Contact presse : Charlotte RIBEIRO LOPES – ribeirolopes@uspo.fr
Des fois qu’un animateur de la conférence de presse passe par ici… Ça fera peut-être une 21ème proposition très concrète d’économie. Je raconte et j’explique une situation vécue.
Prescription d’un anticoagulant après intervention chirurgicale pour 3 semaines. A la pharmacie, 3 semaines c’est 21 jours.
Mais le conditionnement est en boite de 10 seringues. Calcul de la pharmacie : 3 boites ! Prix de vente de la boite de 10 : 148.41 € rien que ça. Au 21ème jour de traitement, les 9 autres seringues seront jetées ! (en fait ici données gratis à l’infirmière pour dépannage d’un autre patient bien que ça ne soit pas conforme aux bonne pratiques)
Deux boites de 10 pour 20 jours assimilés à 3 semaines auraient permis à l’assurance maladie de réaliser une économie substantielle sur ce coup-là.
Je cite cet exemple à chaque fois que je peux. Mais combien d’autres comme ça ?
Bon, si le chirurgien (hospitalier) prescripteur mettait en adéquation la durée du traitement avec le conditionnement ce serait bien aussi.
Mais ce qui m’interroge et m’irrite surtout c’est l’absence de boucle de rattrapage en pharmacie.