Filtres
Type d'information
Secteur
Zone géographique
Période
Tri

L’Institut national du cancer réaffirme l’importance de la prévention et du dépistage des cancers du sein pour préserver la santé des femmes (Communiqué)

Imprimer la liste
Share

L’examen de référence du dépistage organisé des cancers du sein repose sur une mammographie et un examen clinique des seins. Recommandés tous les 2 ans aux femmes de 50 à 74 ans (sans facteurs de risque autres que l’âge ni symptômes), ils sont réalisés par des radiologues agréés répondant aux exigences de qualité et de sécurité du programme national. Pour faciliter l’identification de ces professionnels, l’Institut national du cancer met à la disposition des femmes, sur l’espace jefaismondepistage.fr, un module interactif.

En complétant simplement leur code postal, les femmes accèdent en un clic à la liste et aux coordonnées des radiologues.

Afin d’informer les femmes sur ce dépistage et cette fonctionnalité, l’Institut national du cancer déploie, du 24 septembre au 13 décembre, une campagne d’information 100 % digitale, également présente dans les maisons de santé. Rappelons que le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes, avec plus de 61 200 nouveaux cas et près de 12 800 décès en 2023[1]. Le dépistage, réalisé régulièrement, permet de détecter une éventuelle anomalie ou un cancer à un stade précoce et d’augmenter considérablement les chances de guérison.

 

Identifier le radiologue agréé le plus proche de chez soi pour prendre rendez-vous 

Alors que 95 % des femmes se déclarent favorables à la réalisation d’un dépistage organisé des cancers du sein[2], le taux de participation demeure largement en deçà des préconisations européennes, qui s’établissent à 70 %. Sur la période 2023-2024, moins d’une femme sur deux y a participé (46,3 %).[3] 

Pourtant, ce dépistage permet de sauver des vies : détecté tôt, ce cancer se guérit 9 fois sur 10. Seulement 26 femmes sur 100 sont encore en vie 5 ans après le diagnostic lorsque la maladie est détectée à un stade avancé. Par ailleurs, les résultats de travaux menés dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers ont montré que le dépistage en France (dépistage organisé et individuel) a permis d’éviter 23 000 décès entre 2004 et 2018.

À l’horizon 2054, ce sont 95 000 décès qui pourraient être évités.

Les freins à la participation sont multiples. Les femmes concernées évoquent le manque de temps, le sentiment de ne pas se sentir concernée, la peur de l’examen ou du résultat, ou encore la difficulté à prendre rendez-vous chez un radiologue. Autant de freins qu’il convient de lever en informant régulièrement sur ce dépistage, son déroulement, ses bénéfices, mais aussi ses limites.

Pour faciliter la prise de rendez-vous, l’Institut propose une fonctionnalité sur l’espace jefaismondepistage.fr. La liste des radiologues agréés est disponible à l’aide d’un module de recherche simple et rapide. En cliquant sur « Je prends rendez-vous avec un radiologue agréé« , les utilisatrices, après avoir renseigné le code postal de leur choix, peuvent consulter les coordonnées des professionnels de santé participant au programme national. Un filtre permet également de préciser si le cabinet de radiologie est accessible aux personnes à mobilité réduite, ou équipé d’un mammographe adapté aux fauteuils roulants. Enfin, en consultant jefaismondepistage.fr sur mobile, l’appel peut être directement effectué pour prendre rendez-vous.

 

« J’ai pris rendez-vous pour ma mammographie. Et vous ? »

À l’occasion du mois de mobilisation contre les cancers du sein en octobre, l’Institut national du cancer poursuit l’information des femmes sur ce dépistage. Il diffuse dès le 24 septembre, et jusqu’au 13 décembre, une campagne d’information 100 % digitale et en affichage dynamique dans les maisons de santé. Portée par 5 portraits de femmes, cette campagne oriente vers une information complète. Sa signature : « J’ai pris rendez-vous pour ma mammographie. Et vous ? Trouvez un radiologue sur jefaismondepistage.fr » rappelle la fonctionnalité proposée aux femmes pour une prise de rendez-vous facilitée, et les incite à l’action.

 

Agir pour réduire son risque de cancer du sein

Certaines habitudes de vie peuvent augmenter le risque de développer un cancer du sein. Parmi elles, la consommation d’alcool (+ de 8 000 cancers du sein/an), la consommation de tabac (2 500 nouveaux cas/an), une alimentation déséquilibrée (2 300 nouveaux cas/an) ou encore le manque d’activité physique (1 700 nouveaux cas/an). Pour limiter son risque de développer la maladie, il est donc conseillé de ne pas fumer, de réduire sa consommation d’alcool, de manger équilibré et varié, et de pratiquer une activité physique régulière.

Ce qu’il faut savoir sur le dépistage organisé des cancers du sein :

  • un dépistage qui repose sur une mammographie et un examen clinique des seins (observation et palpation) ;
  • à réaliser tous les 2 ans entre 50 et 74 ans pour les femmes ne présentant pas de facteurs de risque autres que l’âge ni de symptômes ;
  • pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais[4] ;
  • les clichés des mammographies réalisées dans le cadre du dépistage organisé bénéficient d’une double lecture effectuée par des radiologues agréés. Parmi les cancers détectés, environ 5 % le sont grâce à la seconde lecture ;
  • des radiologues spécifiquement formés et du matériel répondant aux normes de sécurité et de qualité exigées par le programme national ;
  • plus de 10 000 cancers du sein agressifs sont détectés chaque année grâce au dépistage organisé, et ainsi soignés plus tôt.

Consulter les outils d’information de l’Institut national du cancer :

 

Santé des Femmes, un axe de la Grande Cause du quinquennat 

Cette campagne d’information, sur la prévention et le dépistage des cancers du sein, s’inscrit dans la Grande Cause du quinquennat « Toutes et tous égaux » dont l’un des axes est dédié à la santé des femmes. Le Gouvernement souhaite ainsi mieux faire connaître les spécificités de leur santé, renforcer la prévention et le dépistage des principales causes de mortalité et améliorer leur prise en charge. Mieux comprendre la santé des femmes, c’est mieux agir pour leur permettre d’accéder aux soins au bon moment.

Le cancer du sein concerne chaque année plus de 61 200 femmes et est la cause de près de 12 800 décès. Il est le cancer le plus fréquent et le plus meurtrier. La prévention, pour limiter les risques, et le dépistage, pour agir le plus tôt possible et favoriser une prise en charge précoce de la maladie, sont essentiels.

Cette campagne vise ainsi à donner à chacune une information claire et accessible sur les bons réflexes à adopter et sur l’importance du dépistage.

À travers ses campagnes d’information, le Gouvernement souhaite ainsi donner aux femmes des repères simples, clairs et accessibles pour mieux comprendre les enjeux de leur santé et faire une place à la prévention dans leur quotidien.

Notes :

[1] Institut national du cancer, Panorama des cancers en France 2025, juin 2025.

[2] Post-test de la campagne d’information 2022, réalisé par BVA pour l’Institut national du cancer. En métropole du 31/10/2022 au 08/11/2022 auprès de 1 000 femmes de 50 à 74 ans, et en outre-mer, du 31/10/2022 au 16/11/2022 auprès de 300 femmes de 50 à 74 ans.

[3] Santé publique France

[4] Dans le cas d’examens complémentaires demandés par le radiologue, ceux-ci sont pris en charge dans les conditions habituelles de remboursement.

CONTACT PRESSE : Responsable relations media – presseinca@institutcancer.fr

www.cancer.fr

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Share