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Cancer du sein : près de dix ans de mobilisation du Gouvernement au service des femmes (Communiqué)

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À l’occasion d’Octobre Rose, le Gouvernement dresse le bilan de l’action engagée depuis 2017 contre le cancer du sein. Premier cancer chez la femme, il touche chaque année plus de 60 000 Françaises. La priorité est constante : prévenir davantage, détecter plus tôt, mieux soigner et accompagner les femmes pendant et après la maladie.

 

Une ambition sur dix ans pour accélérer les progrès

Lancée en 2021, la Stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 a donné à la France une feuille de route de long terme pour renforcer la prévention et le dépistage, réduire les séquelles des traitements et accélérer l’accès à l’innovation. Cinq ans après son lancement, la grande majorité des actions de sa première feuille de route ont été engagées. La seconde feuille de route, annoncée le 4 février 2026, fixe cinq priorités et cible cinq publics pour les années 2026-2030. Elle sera également déclinée dans les régions.

 

Le dépistage sauve des vies : atteindre davantage de femmes

En France, le dépistage du cancer du sein aurait permis d’éviter 23 000 décès entre 2004 et 2018. Une femme qui réalise une mammographie tous les deux ans, de 50 à 74 ans, peut espérer réduire d’environ 40 % son risque de mourir de la maladie au cours de sa vie.

Le programme de dépistage organisé propose une mammographie tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans, avec une seconde lecture lorsque le premier examen ne révèle pas d’anomalie. Depuis 2017, les campagnes d’information et les invitations ont été renforcées, les démarches simplifiées et des actions déployées pour aller vers les femmes les plus éloignées du système de santé.

L’accès à un rendez-vous de mammographie demeure encore trop souvent complexe sur certains territoires. Afin de faciliter les démarches des femmes concernées, les outils d’orientation seront renforcés, notamment grâce à la mise en place d’une plateforme unique permettant d’identifier rapidement une solution de dépistage à proximité. Cette plateforme intégrera un site recensant l’ensemble des rendez-vous disponibles et sera directement accessible depuis les invitations au dépistage organisé.

Par ailleurs, les sept plateformes téléphoniques de l’Assurance Maladie verront leur mobilisation renforcée afin d’accompagner les femmes n’ayant pas réalisé leur dépistage, en particulier celles les plus éloignées du système de soins, jusqu’à la prise de rendez-vous. L’objectif est de permettre à 80 000 femmes supplémentaires par an d’accéder à un rendez-vous de dépistage.

Il faut aussi renforcer l’offre de dépistages organisés. Alors que le nombre de radiologues a progressé ces dernières années, la participation des professionnels au dépistage organisé a diminué. Dans ce contexte, les capacités disponibles doivent être davantage mobilisées.

Une mesure visant à renforcer la participation des radiologues et des centres d’imagerie au dépistage organisé sera ainsi proposée dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027.

En complément, l’ensemble des radiologues hospitaliers sera formé au dépistage organisé d’ici à la fin de l’année 2027. Cette démarche vise à élargir l’offre de dépistage, à optimiser l’utilisation des équipements existants et à permettre à un plus grand nombre de femmes d’obtenir un rendez-vous dans des délais plus rapides.

La modernisation du programme national de dépistage constituera également un axe majeur d’amélioration afin de mieux répondre aux besoins de la population et aux évolutions des pratiques médicales.

La France prépare aussi les évolutions du programme. Le ministère engage, avec la Haute Autorité de santé et l’Institut national du cancer, en lien avec les représentants des radiologues, des travaux sur la place que pourrait prendre l’intelligence artificielle dans le dépistage organisé. Ils devront préciser les évaluations nécessaires, les modalités d’utilisation par les radiologues et les conditions d’un éventuel déploiement, dans le respect de la qualité du dépistage et de l’égalité d’accès. L’étude européenne « MyPeBS » et le programme « Interception » explorent, quant à eux, une approche du dépistage adaptée au niveau de risque de chaque personne.

 

Des traitements plus ciblés, un accompagnement plus complet

Les progrès scientifiques transforment la prise en charge du cancer du sein. Les thérapies ciblées, la médecine de précision et les tests génomiques permettent de mieux adapter les traitements à chaque tumeur. Le seuil d’activité des établissements en chirurgie mammaire a été relevé pour garantir une pratique régulière et la qualité des soins. La France soutient également la recherche clinique, les essais thérapeutiques et les innovations financées dans le cadre de France 2030.

Parce que les besoins des patientes dépassent les seuls traitements, les soins de support prennent une place croissante dans les parcours : accompagnement psychologique, activité physique adaptée, conseils nutritionnels, prise en charge de la douleur et accompagnement social. Depuis janvier 2026, la prise en charge des prothèses capillaires a par ailleurs été renforcée, avec des possibilités de prise en charge intégrale selon le modèle choisi et la couverture complémentaire.

 

Faire reculer les dépenses qui pèsent sur les patientes

La loi du 5 février 2025 a ouvert la voie à une meilleure prise en charge des soins et dispositifs liés au cancer du sein. Sa mise en œuvre doit se poursuivre pour que ces dispositions produisent des effets concrets pour les patientes.

Depuis l’adoption de ce texte, plusieurs mesures importantes sont d’ores et déjà devenues réalité pour les femmes concernées, traduisant notre volonté commune de renforcer concrètement leur accompagnement tout au long du parcours de soins. Ainsi :

•           la prise en charge à 100 % des prothèses capillaires est effective depuis le 1er janvier 2026 (arrêté du 16 octobre 2025), garantissant un meilleur accès à ces dispositifs essentiels pour la qualité de vie des patientes ;

•           le parcours de soins global a été élargi aux personnes en traitement actif contre le cancer ((décret du 13 février 2026 et arrêté du 27 avril). Cette évolution majeure permet désormais d’apporter un accompagnement renforcé et individualisé, intégrant notamment l’activité physique adaptée, le soutien nutritionnel et l’accompagnement psychologique, au plus près des besoins de chaque patiente ;

•           l’expérimentation du financement de séances d’activité physique adaptée a été lancée dans trois régions (decret du 14 avril 2026 et arrêté du 13 mai 2026) et est en cours d’instruction pour être élargie à la Martinique. Cette démarche s’inscrit dans une ambition plus large : faire de l’activité physique un levier reconnu de la prise en charge oncologique et préparer les conditions d’une généralisation sur l’ensemble du territoire.

•           enfin, les règles de renouvellement des prothèses mammaires externes ont été harmonisées afin d’offrir davantage de lisibilité et d’équité aux patientes concernées avec un renouvellement à douze mois (arrêté du 18 juin 2026).

Les travaux se poursuivent activement sur les autres engagements prévus par la loi. S’agissant de :

  • la prise en charge des soutiens-gorges adaptés, notre objectif demeure une mise en œuvre en fin 2026 au travers de la publication d’un projet d’arrêté qui devra faire l’objet d’un avis de la Haute Autorité de Santé.
  • les dispositifs de confort, mesure particulièrement attendue par les associations et les patientes. Plusieurs options ont été examinées dans un contexte où la prise en charge publique est prioritairement orientée vers les produits de santé dont le bénéfice est objectivé par les données scientifiques, avec un objectif d’aboutir à une solution répondant  aux besoins exprimés par les patientes. Les concertations engagées cet été avec les parties prenantes et les autorités compétentes étaient déterminantes pour définir un cadre de prise en charge robuste et équitable, ainsi que le périmètre des produits remboursés le plus adapté aux attentes des patientes. Un arrêté définissant ce panier doit être pris pour le début 2027.
  • la dermopigmentation, les travaux progressent également afin de permettre un accès facilité à ces actes dans un cadre sécurisé et de mieux répondre aux attentes des femmes concernées après leur parcours thérapeutique. Cette activité est déjà disponible et remboursée dans le cadre d’un acte réalisé par un professionnel de santé. Un arrêté devra être pris pour définir les modalités d’activité des tatoueurs, il sera soumis à concertation d’ici la fin de l’année.

 

Après le cancer, pouvoir avancer dans ses projets

Depuis 2022, le délai du droit à l’oubli pour les personnes ayant été atteintes d’un cancer est passé de dix à cinq ans. Cette avancée facilite l’accès à l’assurance et à l’emprunt, afin que la maladie ne continue pas de faire obstacle aux projets personnels ou professionnels.

Les progrès accomplis depuis 2017 sont réels, mais trop de femmes ne participent toujours pas au dépistage et des inégalités persistent. Le registre national des cancers, issu d’une proposition de loi adoptée à l’unanimité en 2025, aura vocation à mieux documenter l’incidence de la maladie et pourra, à terme, éclairer les parcours des femmes touchées. La recherche devra continuer à ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.

À l’occasion d’Octobre Rose, le Gouvernement réaffirme sa détermination à agir avec les professionnels de santé, les chercheurs, les patientes et les associations, pour que chaque femme, partout sur le territoire, bénéficie des meilleures chances de prévention, de diagnostic, de traitement et de qualité de vie.

 

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « Face au cancer du sein, nous devons agir à chaque étape : mieux prévenir, permettre à davantage de femmes d’accéder au dépistage, garantir les meilleurs traitements et mieux accompagner l’après-cancer. Depuis près de dix ans, nous avons renforcé les moyens, fait progresser les prises en charge et réduit certains restes à charge. Mais nous devons aller plus loin, notamment pour faciliter concrètement l’accès au dépistage partout sur le territoire. C’est tout le sens des nouvelles mesures que nous engageons. En ce mois d’Octobre Rose qui commence, je veux aussi saluer l’engagement des soignants, des chercheurs et des associations, et rappeler à toutes les femmes un message simple : le dépistage peut sauver des vies. »

Contact presse :

Secrétariat d’Ariane VINCENT, conseillère presse et communication
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Cabinet de Mme Stéphanie RIST
sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr

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