Alors que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 vient d’être présenté, la Fédération de la Biologie Médicale (FBM) rappelle l’importance de faire de la prévention un pilier de notre système de santé. Une attente largement partagée par les Français : selon un baromètre CSA réalisé pour la FBM en juillet 2026, ils sont 92 % à souhaiter qu’un bilan de santé complet leur soit automatiquement proposé à 40, 50 et 60 ans, et 87 % à se déclarer favorables à davantage de dépistages sans ordonnance en laboratoire.
Dans ce contexte, la FBM salue les dispositions du PLFSS visant à renforcer la politique vaccinale et à faciliter l’accès à la vaccination. Le texte prévoit notamment de permettre à plusieurs réseaux de proximité, dont les laboratoires de biologie médicale, de disposer de stocks de vaccins afin de faciliter leur administration. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de l’élargissement des missions de prévention confiées aux acteurs de proximité.
« La prévention ne peut plus être une intention : elle doit devenir un réflexe et une véritable priorité de notre système de santé. Les Français nous le disent clairement : ils veulent pouvoir prévenir davantage, plus tôt et au plus près de chez eux. Le PLFSS doit permettre de transformer cette attente en actes, en s’appuyant sur tous les professionnels et tous les lieux de santé de proximité », déclare le Dr François Blanchecotte, président de la Fédération de la Biologie Médicale.
Les Français veulent davantage de prévention : le laboratoire, un point d’entrée identifié
Le baromètre CSA montre que les Français sont prêts à faire davantage de prévention et identifient déjà la biologie médicale comme un acteur naturel de cette évolution.
87 % se déclarent favorables à davantage de dépistages sans ordonnance en laboratoire, notamment pour le diabète, le cholestérol ou dans le cadre de bilans de prévention. 92 % souhaitent qu’un bilan de santé complet leur soit automatiquement proposé à 40, 50 et 60 ans. Enfin, 84 % estiment que les laboratoires pourraient jouer un rôle plus important dans le suivi des patients face aux déserts médicaux.
Ces attentes s’appuient sur une relation déjà solidement établie entre les Français et leur laboratoire : 97 % font confiance aux résultats de leur laboratoire, tandis que 98 % des Français disposant d’un laboratoire habituel en sont satisfaits. Le biologiste médical est lui aussi largement reconnu comme un acteur du parcours de soins : 97 % des Français le considèrent comme essentiel ou important.
Cette confiance constitue un point d’appui pour développer une politique de prévention davantage fondée sur la proximité et l’accessibilité. 92 % des Français jugent important d’avoir un laboratoire près de chez eux et 83 % considèrent qu’un trajet de plus de 30 minutes n’est plus acceptable.
Au-delà de son bénéfice pour la santé des Français, la prévention constitue un levier de maîtrise des dépenses de santé : agir plus tôt, c’est aussi prévenir des complications et limiter, à terme, les coûts qui leur sont associés.
Vaccination : une avancée qui va dans le sens d’une prévention plus accessible
La FBM se félicite ainsi des dispositions du PLFSS consacrées à la vaccination, qui prévoient notamment la possibilité pour les laboratoires de biologie médicale, aux côtés des services de prévention et de santé au travail et des services médicaux de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, de détenir des stocks de vaccins.
En rapprochant davantage la vaccination des lieux de santé que les Français fréquentent déjà, cette évolution contribue à lever certains freins d’accès et à renforcer les opportunités de prévention. Le gouvernement présente d’ailleurs la vaccination comme l’un des leviers majeurs de santé publique dans le cadre du PLFSS 2027.
Pour la FBM, cette dynamique doit désormais être poursuivie en donnant aux biologistes médicaux les moyens de prendre pleinement leur place dans une politique de prévention plus ambitieuse : dépistage, vaccination, bilans de prévention et suivi des patients, notamment dans les territoires confrontés aux difficultés d’accès aux soins.
« Les résultats de notre baromètre sont sans ambiguïté : les Français ne demandent pas seulement davantage de soins, ils demandent à pouvoir agir plus tôt sur leur santé. Le laboratoire est déjà un lieu de confiance, de proximité et d’accès aux soins. Il doit pouvoir devenir davantage encore un lieu de prévention », conclut le Dr François Blanchecotte.
Méthodologie : étude réalisée par CSA Research pour la Fédération de la Biologie Médicale, en ligne du 6 au 10 juillet 2026, auprès d’un échantillon national représentatif de 2 018 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région).
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