La commission sur le cancer de l’ovaire de la revue The Lancet, coprésidée par Isabelle Ray-Coquard, professeure à l’Université Claude Bernard Lyon 1, chercheur et oncologue médicale au Centre Léon Bérard, lance deux grandes enquêtes auprès des médecins et des patientes. Objectif : produire de nouvelles recommandations pour l’avenir du traitement et de la prise en charge de ces cancers.
Chaque année, dans le monde près de 324 000 femmes apprennent qu’elles ont une tumeur de l’ovaire (5 800 en France – 8e cancer le plus fréquent dans le monde et en France). En raison de l’absence de dépistage efficace et de la méconnaissance de ses symptômes, son diagnostic est souvent tardif. Afin de faire reculer ce chiffre, d’améliorer les connaissances sur cette pathologie, d’identifier les attentes de médecins spécialistes concernant sa prise en charge ainsi que celles des patientes concernées, la Commission dédiée au cancer de l’ovaire de la prestigieuse revue scientifique The Lancet lance deux grandes enquêtes : l’une concerne les médecins, l’autre les patientes.
Ce lundi 5 octobre marque le lancement de la première enquête menée, à l’échelle internationale, auprès des cliniciens impliqués dans la prise en charge des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire. Elle couvre tous les champs du parcours de soindepuis le diagnostic et la prévention jusqu’au traitement, en passant par les avancées numériques et l’IA qui permettront demain des soins plus personnalisés, la surveillance et la gestion des symptômes de manière plus fine. L’enquête s’intéresse également aux soins complémentaires et de support qui permettent d’accompagner les effets secondaires physiques et émotionnels liés aux traitements et à ces tumeurs, ainsi qu’aux informations fournies aux patientes.
« Nous avons le souhait de susciter un véritable changement dans la prise en charge, la recherche et les politiques publiques relatives au cancer de l’ovaire. », précise la Pre Isabelle Ray Coquard, présidente de la commission sur le cancer de l’ovaire de la revue The Lancet.
Ce questionnaire, complet, anonyme et confidentiel, vise à enrichir de manière globale les connaissances sur la prise en charge de cette pathologie dans le monde et à éclairer les futures orientations à prendre. Il faut compter environ 30 minutes pour y répondre. Il est disponible en ligne, en anglais. L’enquête destinée aux patientes sera accessible à la fin du mois en 8 langues.
Pour en savoir plus, consulter le communiqué de presse
Contact presse : Julie Colomb – julie.colomb@lyon.unicancer.fr