Depuis plusieurs semaines, des milliers de lycéen·ne·s et d’étudiant·e·s se mobilisent partout en France pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d’études et de vie.
Face à la précarité grandissante, au manque de moyens humains et matériels, aux difficultés d’accès aux formations et à la dégradation de la santé mentale, les fédérations représentatives des étudiant·e·s en médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie expriment conjointement leur plein soutien à cette mobilisation et aux revendications légitimes portées par la jeunesse.
En tant qu’étudiant·e·s en santé, nous partageons ces préoccupations, qui font directement écho aux difficultés rencontrées dans nos filières et fragilisent lourdement le quotidien de nombreux étudiant·e·s en santé.
Ces difficultés ne sont pas sans conséquences. Elles déstabilisent nos parcours, compromettent notre bien-être et menacent la qualité de nos formations. Nous refusons que l’engagement des étudiant·e·s en santé auprès de la population se fasse au détriment de leurs propres conditions de vie et d’études.
Face à cette situation, nos fédérations réaffirment la nécessité :
D’un financement de l’enseignement supérieur à la hauteur des besoins, garantissant des conditions de formation dignes pour toustes ;
D’une réforme structurelle et systémique du système de bourses pour la rendre linéaire et indexée sur l’inflation ; D’un accès à une alimentation et à un logement abordables, notamment grâce au repas à 1 € et au renforcement de l’offre de restauration et de logements CROUS ;
D’un renforcement des moyens dédiés à la santé étudiante, à la prévention et à l’accompagnement psychologique ; D’une amélioration des conditions d’études et de stage, garantissant un encadrement de qualité, une prise en charge des frais engagés et des rythmes de formation respectueux de la santé étudiante
Ces revendications rejoignent les combats que nos fédérations portent depuis des années. Les étudiant·e·s en santé ne peuvent plus subir les conséquences du sous-financement de l’enseignement supérieur et du système de santé.
Au-delà des constats et des déclarations d’intention, nous attendons désormais du Gouvernement des mesures concrètes, ambitieuses et financées, à la hauteur de l’urgence de la situation.
Nos fédérations demandent conjointement un rendez-vous avec le Gouvernement dans les plus brefs délais, afin d’engager un dialogue constructif avec les représentants des étudiant·e·s en santé, de porter leurs revendications et d’obtenir des engagements précis pour améliorer durablement leurs conditions de vie et de formation.
Il est temps de passer des paroles aux actes. L’avenir des étudiant·e·s en santé, et avec lui celui de notre système de santé, ne peut plus attendre.
Contacts :
- Thibault Patey, Président de l’ANEMF, presidence@anemf.org
- Matthéo De Faria, Président de l’ANEPF, presidence@anepf.org
- Kyra Braze, Présidente de l’ANESF, presidence@anesf.com
- Elise Bardoult, Présidente de la FNEK, presidence@fnek.fr
- Clément Lemonnier, Président de l’UNECD, presidence@unecd.com