Depuis le 28 septembre, les médecins urgentistes hospitaliers sont en grève au CHU de Rennes, à l’appel du syndicat Samu-Urgences de France (membre de notre intersyndicale Avenir Hospitalier – APH). En effet, la régulation médicale, traditionnellement assurée par des médecins hospitaliers et des généralistes libéraux, ne peut plus être assurée de manière sécuritaire depuis le départ de la majorité des médecins généralistes : les effectifs restants – essentiellement hospitaliers, assurant également des missions de SMUR – ne peuvent plus assurer sereinement une réponse aux appels téléphoniques (plus de 2000 appels quotidiens au 15) sans prendre le risque d’un délai de réponse excessif ou d’une erreur de régulation.
Cette situation met en danger l’ensemble du bassin de population, et altère les conditions de travail des médecins hospitaliers, déjà en sous-effectifs : comment imaginer que les médecins hospitaliers accepteront encore de travailler dans ces conditions, et que d’autres viendront les rejoindre ?