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Fertilité : Stéphanie Rist poursuit le déploiement du plan national avec la remise du rapport du comité de pilotage et le lancement d’une première campagne de sensibilisation auprès des 20-35 ans (Communiqué)

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À l’occasion du mois de sensibilisation à l’infertilité, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, annonce le lancement, avec Santé publique France, de la première campagne nationale d’information sur la fertilité. Elle réunit également les membres du comité de pilotage du Plan national de lutte contre l’infertilité, présidé par le Pr Hamamah, à l’occasion de la remise de leur rapport, afin de dresser un premier bilan, d’identifier de nouveaux leviers d’action et de préparer les prochaines étapes du plan.

 

Mieux informer pour permettre à chacun de préserver sa fertilité

En France, 15 à 25 % des couples souhaitant concevoir un enfant rencontrent des difficultés, soit plus de 3 millions de personnes. Si l’âge constitue un facteur déterminant, la fertilité dépend également de nombreux facteurs médicaux, environnementaux et comportementaux, parmi lesquels l’alimentation, le sommeil, l’activité physique ou encore la consommation de tabac et d’alcool.

Face à ce constat, le Gouvernement fait de l’information et de la prévention une priorité de son action. La campagne nationale lancée avec Santé publique France s’adresse aux femmes et aux hommes de 20 à 35 ans, qu’ils aient ou non un projet parental. Son ambition est de permettre à chacun de mieux comprendre les facteurs qui influencent sa fertilité et d’adopter, dès aujourd’hui, des comportements favorables à sa santé reproductive.

Cette campagne s’accompagne du déploiement du portail « Ma fertilité », accessible sur Santé.fr, qui rassemble une information fiable, accessible et scientifiquement validée. Il constitue un point d’entrée unique pour accompagner les Français dans leurs questionnements et lutter contre les idées reçues et la désinformation.

Cette démarche d’information sera complétée par l’envoi d’un courrier par l’assurance maladie de sensibilisation aux Français de 29 ans d’ici la fin du mois, afin de les informer sur les enjeux liés à la fertilité et les possibilités de préservation.

 

Un plan national pour agir à chaque étape du parcours

Au-delà de cette démarche d’information, le Gouvernement poursuit la mise en œuvre du plan national fertilité. Le rapport remis par le comité de pilotage national constitue une nouvelle étape structurante de cette mobilisation. Il propose une feuille de route articulée autour de quatre axes prioritaires : renforcer la prévention de l’infertilité, améliorer l’accès à l’AMP avec don de gamètes, optimiser les parcours diagnostiques et thérapeutiques et soutenir la recherche et l’innovation.

Pour favoriser la prévention dès le plus jeune âge, un volet consacré à la fertilité sera intégré à Mon Bilan Prévention pour les 18-25 ans. Les recommandations de la Haute Autorité de santé sur la santé pré-conceptionnelle et le repérage de l’infertilité doivent également permettre d’améliorer la précocité des diagnostics et d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire.

Le rapport souligne également la nécessité de renforcer l’information sur le don de gamètes et l’accompagnement des donneuses et des donneurs, afin de mieux répondre aux besoins croissants en dons de spermatozoïdes et d’ovocytes. Il préconise une amélioration de l’organisation des activités de recueil et d’attribution des gamètes, avec pour objectif de réduire les délais d’attente et de garantir un accès plus équitable à l’AMP, dans le respect du cadre éthique et juridique.

Le Gouvernement agit parallèlement pour renforcer l’accès à l’assistance médicale à la procréation (AMP) et à l’autoconservation ovocytaire. Trente nouveaux centres ont été déployés, portant à 70 le nombre total de centres autorisés, afin de mieux répondre à la hausse des demandes, de réduire les délais d’attente et d’améliorer la couverture territoriale

Le rapport préconise également d’élargir la possibilité de pratiquer l’autoconservation ovocytaire, pour des raisons médicales ou non médicales, à l’ensemble des centres d’AMP publics et privés, ainsi que de renforcer les capacités de stockage des gamètes. Le Gouvernement prendra en compte cette recommandation et examinera les modalités d’ouverture de nouveaux centres.

L’amélioration des parcours de soins constitue également une priorité. Le rapport recommande de faciliter l’accès au diagnostic, de renforcer la coordination entre les professionnels de premier recours et les équipes spécialisées et d’améliorer la continuité des prises en charge. Ces propositions visent notamment à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins et à améliorer les chances de réussite des parcours d’AMP.

La recherche constitue également un axe majeur de cette stratégie, avec un investissement global de plus de 27M€ sur la thématique de la fertilité avec notamment des programme de recherche sur l’endométriose mais aussi le programme « Infertil-SaFe », consacré à la compréhension des mécanismes de l’infertilité, à l’impact de l’environnement et des modes de vie et à l’amélioration des techniques d’AMP.

Cette mobilisation s’appuie également sur la poursuite du déploiement des plateformes PREVENIR ((PRÉVention ENvIronnement Reproduction), avec désormais 12 plateformes opérationnelles et l’ouverture prévue de trois nouvelles structures d’ici 2027, afin de mieux prendre en compte au sein de structures hospitalières spécialisées les facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé reproductive.

La remise de ce rapport ainsi que les retours de la concertation de l’Agence de la Biomédecine ouvrent désormais une nouvelle phase de travail pour traduire ces propositions en mesures concrètes. Elles alimenteront les arbitrages relatifs aux priorités, au calendrier et aux modalités de mise en œuvre du plan national fertilité, dont l’actualisation est prévue début 2027. Une attention particulière sera portée à la mobilisation des acteurs concernés, à l’organisation territoriale des parcours et au suivi des actions engagées.

 

Garantir à chacun la liberté de construire son projet de vie

Au-delà des enjeux médicaux, le Gouvernement souhaite inscrire la question de la fertilité dans une réflexion plus large sur les conditions permettant à chacun de concrétiser librement son projet parental.

L’accès à une information de qualité, à la prévention et aux soins doit s’accompagner d’une attention portée aux réalités quotidiennes des familles, qu’il s’agisse du logement, des conditions de travail, de l’accès aux modes de garde ou de la conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « La fertilité est un enjeu majeur de santé publique qui concerne les femmes comme les hommes. Trop souvent, les difficultés sont découvertes tardivement, alors que nous pouvons agir plus tôt pour mieux informer, prévenir et accompagner. Avec cette première campagne nationale, nous voulons donner à chaque jeune adulte les moyens de comprendre et de préserver sa fertilité. Le rapport remis aujourd’hui nous donne également une feuille de route pour aller plus loin, améliorer les parcours de soins, réduire les délais d’attente et soutenir la recherche. Notre responsabilité est aussi de garantir à celles et ceux qui souhaitent avoir un enfant les meilleures conditions pour concrétiser leur projet. Il ne s’agit pas de prescrire un modèle familial, mais de permettre à chacun de faire ses choix librement, avec une information fiable et un accompagnement adapté. »

 

Pour en savoir plus : https://www.sante.fr/ma-fertilite

Contact presse :
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Cabinet de Mme Stéphanie RIST
sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr

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