REPONSE A M. COUTY
Le Collectif n’a plus aucun doute sur la partialité de ces réunions interminables et stériles : Monsieur Couty n’a donc, à aucun moment, écouté la revendication statutaire des sages-femmes, qui est de rejoindre les personnels médicaux et pharmaceutiques à l’hôpital.
Le statut de praticien hospitalier, Monsieur Couty, n’est pas un statut de médecins mais un statut pour les personnels médicaux et pharmaceutiques. Le Collectif vous invite à vous reporter à la loi : Code de la santé publique, quatrième partie, livre 1er, titre 1er où il est inscrit les trois professions médicales, médecins, odontologistes et sages-femmes.
Il semblerait donc que, dans la proposition de Monsieur Couty du 16 décembre dernier, le mot hospitalier ait été oublié entre praticien et maïeutique. Nous précisons donc que c’est bien le statut de praticien hospitalier maïeutique dont il est question et que le Collectif des sages-femmes porte cette revendication depuis le 16 octobre, plus de deux mois maintenant.
Le statut des enseignants et des étudiants en maïeutique a été balayée du revers de la main en répondant au Collectif des sages-femmes : « on verra plus tard ».
Comment le ministère peut-il confier le dossier des sages-femmes à un homme qui n’a aucune réaction quand nous expliquons la situation des sages-femmes en grève, qu’elles campent et qu’elles sont très déterminées. La ministre nous a assuré, le 7 novembre, qu’elle a toujours considéré les sages-femmes et qu’elle ne les méprisait pas.
Il n’en est rien. Monsieur Couty a exprimé sa volonté de ne pas demander de droit d’option pour les sages-femmes en poste actuellement, ce qui veut dire qu’elles n’auront pas le choix, elles iront là où le ministère leur dira d’aller. Alors que pour toute profession, un changement de statut s’est toujours fait progressivement avec cette possibilité d’option.
C’est pour ces raisons que le Collectif des sages-femmes a claqué la porte.
Il n’y a jamais eu de volonté du ministère de faire cesser la grève des sages-femmes. Malgré les 2 rassemblements et la majorité des sages-femmes de France en grève, le mépris affiché de Monsieur Couty est intolérable.
Burn Out, Campement dans le froid, Fatigue extrême après deux mois de grève, Coups et blessures après charge des CRS / gardes mobiles ce lundi 16 décembre, .., semblent conduire les sages-femmes à recourir à un taux important d’arrêt de travail en moins de 48h. Le Collectif a été avisé de nombreuses difficultés dans les maternités puisqu’ aucune SF ne pouvaient prendre leur garde puisque malade. Le Collectif regrette que les sages-femmes qu’il représente en soit arrivées à un tel niveau de stress et de saturation qu’elles ne peuvent plus assurer la sécurité des femmes et des enfants qu’elles assumaient pourtant pleinement depuis 2 mois malgré la grève.
Mme la Ministre de la santé, M le Premier Ministre, M le président de la République, le Collectif s’inquiète particulièrement de cette situation que la surdité et le mépris constant de vote gouvernement envers notre profession a entrainé !
Entendez enfin l’appel au secours des sages-femmes qui n’ont toujours pense dans leurs démarches qu’à la sécurité et à la santé des femmes et des enfants de notre pays, a l’amélioration du système de santé pour la santé génésique et la santé périnatale, et à redonner à notre pays toute la place qu’il mérite dans les classement internationaux en terme de morbi mortalité maternelle et néonatale !
Le Collectif des sages-femmes (ONSSF, CNSF, ANSFC, ANESF, CNEMa, CFTC santé sociaux)