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« Pénurie d’offre de soins à l’hôpital » : Les orthophonistes exigent un geste fort (Communiqué)

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Les orthophonistes exigent un geste fort pour endiguer la pénurie d’offre de soins à l’hôpital

Le 18 février, le projet de reclassement des orthophonistes de la fonction publique hospitalière à bac+3 a été refusé unanimement par les syndicats présents au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière (CSFPH) à la demande de l’ensemble des composantes de la profession : syndicats professionnels, confédérations syndicales, société savante en orthophonie et collège français d’orthophonie.

Les études d’orthophonie sont :

 universitaires depuis leur création en 1964,

 sanctionnées depuis 1986 par un certificat de capacité obtenu en 4 ans, mais restent reconnues sur le plan salarial à Bac +2, depuis 28 ans !

 

En 2002, l’évolution de leur décret de compétences reconnait le diagnostic orthophonique et l’autonomie du plan de soins.

En mai 2011, le Ministère de l’Enseignement Supérieur reconnait que leur niveau de formation initiale justifiait déjà un grade master.

En 2012, dans un courrier, Laurent Hénart affirme qu’elles s’inscrivent déjà dans les pratiques avancées.

En 2013, le gouvernement confirme définitivement le niveau de reconnaissance pour les professionnels au niveau master, donc 5 années d’études universitaires.

Devons- nous comprendre que 5 ans d’études en valent trois, que les responsabilités assumées par les orthophonistes, comme évoquées dans les grands plans nationaux de santé, n’ont pas à être reconnues à leur juste valeur ?

Cette faible attractivité financière entraîne déjà la vacance de nombreux postes ou leur morcellement en temps partiels de courte durée hebdomadaire, constituant une inégalité d’accès aux soins pour tous les patients sur l’ensemble du territoire et rend aléatoire le travail pluridisciplinaire, moteur de fonctionnement incontournable des équipes hospitalières.

Ce décret concourt à la disparition de fait dans la FPH d’une profession nécessaire à la prise en charge des patients (en neurologie, en ORL, en pédopsychiatrie, en gérontologie, etc.) pour les pousser vers l’exercice libéral, et se profile la désaffection pure et simple de l’exercice salarié

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