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Palmarès l’Express des hôpitaux et cliniques 2014 : « l’ARS Bretagne relève des incohérences » (Communiqué)

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Si l’ARS Bretagne ne s’oppose pas, bien au contraire, à la diffusion de classements comme le Palmarès des hôpitaux et Cliniques récemment publié par l’hebdomadaire l’Express, elle remet en cause leur pertinence lorsqu’ils traitent de pathologies à prendre en charge en extrême urgence. L’ARS Bretagne pointe notamment des incohérences sur les Accidents Vasculaires Cérébraux et l’infarctus aigu du myocarde. Ces imprécisions pourraient conduire à une mauvaise orientation des patients. 

Récemment publié par l’hebdomadaire l’Express, le palmarès des hôpitaux et cliniques a le mérite de mettre en valeur et de vulgariser les indicateurs de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il offre aussi une vision objective de l’offre de soins pour tout ce qui concerne les activités programmées. Toutefois, cette publication présente certaines limites dès qu’il s’agit d’analyser les prises en charge en urgence. En effet, la présentation des données proposées par l’hebdomadaire l’Express présente certains travers sur la prise en charge des Accidents Vasculaires Cérébraux et de l’infarctus aigu du myocarde.

Les critères retenus dans l’élaboration de ce classement (le volume d’activité et le score de qualité et de sécurité des soins agrégé par L’Express), ne reflètent pas, à eux-seuls, la qualité de prise en charge de ces pathologies. Si ce score de qualité et de sécurité des soins est fondé sur des indicateurs HAS, la méthodologie adoptée n’est pas précisée, ni validée (elle est d’ailleurs incomplète car elle ne mobilise par exemple pas les indicateurs de pratiques cliniques concernant la prise en charge initiale de l’AVC). Ce score ne peut ainsi pas constituer une évaluation globale du service rendu par le système de soins.

Pour preuve, les Unités Neuro-Vasculaires et les centres de cardiologie interventionnelle spécialisés dans la prise en charge de l’Accident Vasculaire Cérébral et de l’infarctus aigu du Myocarde n’apparaissent pas tous dans les 10 meilleurs établissements bretons. A contrario, sont cités au palmarès des établissements dépourvus du plateau technique spécialisé pour ces prises en charge. Sur le terrain, la publication d’un tel classement peut générer des difficultés. Il incite les patients à adopter des comportements inadaptés et contraires à la bonne prise en charge en phase d’alerte de ces pathologies. Le bon réflexe est de contacter le 15 dans les meilleurs délais et non de se diriger vers les urgences des établissements mentionnés dans le classement.

En cas d’urgence, faites le 15 !

La prise en charge en phase aigüe des Accidents Vasculaires Cérébraux et de l’infarctus aigu du myocarde a pour objectif de préserver les organes « asphyxiés » car mal vascularisés et d’éviter une mortalité immédiate et des séquelles. Elle repose sur une stratégie préhospitalière de gestion des alertes avec adressage direct par le Centre 15 vers les établissements de soins les plus proches disposant du plateau adapté au traitement d’urgence par reperfusion de l’artère « bouchée », du myocarde ou du cerveau : centre de cardiologie interventionnelle ou Unité Neuro Vasculaire.

La région Bretagne a mis en place un maillage territorial, rendant accessible les centres spécialisés de prise en charge de ces pathologies que sont les 9 plateaux de cardiologie interventionnelle et les 8 Unités Neuro Vasculaires. Certains établissements territoriaux de référence, les centres hospitaliers de Saint-Brieuc, de Saint-Malo et le centre hospitalier de Bretagne Sud de Lorient, disposant des autorisations de cardiologie interventionnelle et Unité Neuro-Vasculaire ne figurent pas au palmarès quand, a contrario, des établissements de proximité (les centres hospitaliers de Guingamp, Dinan, Pont-l’Abbé et Ploërmel) ne disposant pas du plateau technique nécessaire à la prise en charge aigüe, sont cités parmi les dix « meilleurs ».

En synthèse, l’édition 2014 du palmarès fait l’impasse sur la logique de gradation des soins et ne distingue pas prise en charge aigüe en urgence et soins de suite. Ceci est source de confusion, voire de mauvaise orientation, préjudiciable au patient.

> Contact Presse : ARS Bretagne – Pôle communication Aurélien Robert – Chargé de communication 02 22 06 72 64 – aurelien.robert@ars.sante.fr

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