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L’importance de la prévention vaccinale contre les méningites (Communiqué)

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Les méningites bactériennes, affectant davantage les enfants et les jeunes adolescents, représentent les formes de méningites les plus graves, si elles ne sont pas traitées et prises en charge à temps. Seule une large couverture (90% de la population cible) contribue à faire disparaître la circulation des agents infectieux entre personnes et en définitive à faire reculer la maladie. Or, dans certaines méningites, la couverture vaccinale reste encore insuffisante en 2016.

Les méningites bactériennes, les méningites les plus graves

La méningite est une inflammation d’origine infectieuse des méninges (fines membranes enveloppant le cerveau). Trois types de méningites sont recensés : les méningites bactériennes, les méningites virales et les méningites fongiques.
Les méningites bactériennes sont particulièrement mortelles et peuvent laisser des séquelles graves. Leur taux de mortalité est proche de 10% et leur taux de séquelle de l’ordre de 30 %. Elles sont responsables de 170 000 décès par an dans le monde (OMS).
Dans la 1ère année de vie, 47% des méningites bactériennes sont à pneumocoque et 38% à méningocoque. Après 1 an, le méningocoque augmente progressivement pour atteindre 90 % des étiologies après 14 ans alors que le pneumocoque diminue de 27 % des cas au cours de la 2e année de vie à 7 % après 14 ans.

La méningite à pneumocoque, une couverture vaccinale à consolider

Chaque année on dénombre de 500 à 700 cas de méningites à pneumocoque en France métropolitaine.
La vaccination par le vaccin pneumococcique conjugué 13-valent est recommandé pour l’ensemble des enfants âgés de moins de 2 ans, selon le schéma vaccinal à deux injections à 2 mois d’intervalle : à l’âge de 2 mois et 4 mois, suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois. Pour les prématurés et les nourrissons a risque élevé de contracter une infection invasive à pneumocoque (IIP), le maintien d’un schéma vaccinal comprenant trois injections du vaccin pneumococcique conjugué 13-valent, suivies d’un rappel est recommandé (Calendrier Vaccinal 2016).
La couverture vaccinale des jeunes enfants par le vaccin conjugué pneumococcique incluant 13 sérotypes était la suivante en France en 2014 : 89,3% des enfants de 24 mois avaient reçu les 3 doses de PCV13 ; 96,9% des enfants de 6 mois avaient reçu une dose et 93,6% des enfants de 9 mois avaient reçu 2 doses.

Témoin de l’efficacité vaccinale, 3 ans après l’introduction large de PCV13 chez les nourrissons, le nombre d’IIP dues aux sérotypes inclus dans le vaccin avait diminué de façon importante chez les enfants de moins de 2 ans ; alors que les sérotypes 24F et 12F non inclus dans le vaccin étaient encore responsables d’IIP. L’incidence des IIP et des méningites a diminué respectivement de 30% et de 20% entre 2008/2009 et 2012.

La méningite à méningocoque C, une progression de la maladie préoccupante

En France, en 2015, 469 infections invasives à méningocoque (IIM) ont été notifiées (462 en France métropolitaine et 7 dans les DOM)6. « On observe une augmentation des méningites à méningocoques C chez les personnes non vaccinées en France, contrairement au Pays Bas, qui sont parvenus à faire reculer rapidement la maladie avec plus de 90 % des personnes de 1 à 18 ans vaccinées. […] Malgré des recommandations depuis 2010, en fin de 2015 à peine 70% des 24 mois et 6,6 % des 20-24 ans avaient reçu le vaccin. On ne peut pas espérer avoir une protection de groupe avec de tels taux de couvertures vaccinales. », insiste le Professeur Muhamed-Kheir TAHA.
Depuis 2010, le vaccin conjugué contre le méningocoque C est recommandé et remboursé chez tous les enfants, adolescents et jeunes adultes (de 1 à 24 ans). En pratique, une dose de vaccin est recommandée pour tous les nourrissons à l’âge de 12 mois (co-administration possible avec la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole).

Depuis la mise en place de la vaccination contre le méningocoque C, la couverture vaccinale en France est restée notoirement insuffisante. En 2013, 56,4% des enfants de 2 ans étaient vaccinés ; et c’était le cas de seulement 20% des 15-19 ans et 5% des jeunes adultes (données de l’échantillon généraliste de bénéficiaires). Ces résultats ne permettent pas d’espérer la mise en place d’une immunité de groupe suffisante pour protéger les jeunes nourrissons avant l’âge de 1 an et ceux âgés de plus de 1 an non encore vaccinés7.
Dans l’attente d’une couverture vaccinale suffisante permettant la mise en place d’une immunité de groupe, l’extension de cette vaccination systématique jusqu’à l’âge de 24 ans révolus est aussi recommandée avec une dose de vaccin.

Prévention vaccinale : le dialogue pour lever les réticences

De nombreuses infections responsables de méningites ont été contrôlées par la vaccination des nourrissons depuis 30 ans. Ainsi, les méningites dues au virus des oreillons, au virus de la rougeole ou à Hæmophilus influenzæ b ont pratiquement disparues en France grâce à la large couverture vaccinale des jeunes enfants (et de la population).
Une démobilisation croissante vis-à-vis de la vaccination

« La démobilisation croissante d’une partie de la population vis à vis de la vaccination tient à la conjonction de deux situations : d’une part, le manque d’information voire la désinformation du public et en second l’implication insuffisante de certains médecins dans la vaccination large de la population. Preuve de cette démobilisation, la baisse de la couverture vaccinale qui pose un réel problème de santé publique. » explique le Pr François BRICAIRE, Médecin chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, Professeur à l’Université Paris VI-Pierre et Marie Curie.
Manque d’information du grand public et de formation des médecins

« Il faut expliquer la réalité des vaccins en abordant tous les sujets qui inquiètent les patients du fait des messages dissonants qui circulent. Il faut aussi insister sur les bénéfices sanitaires apportés par les vaccins depuis Pasteur. » Frédéric PIERRU, Sociologue, chargé de recherche au CNRS, au CERAPS -Université Lille 2
« Former correctement le corps médical pour qu’il relaie l’information auprès de la population est une priorité. On pourrait aller plus loin, et proposer que la vaccination soit expliquée aux enfants dès l’école, comme on les informe sur les dangers du tabac et sur l’importance de bien manger et de bouger. » Pr François BRICAIRE.
« On ne parle pas suffisamment de ces vaccins, notamment pour les adolescents. Notre principal message est : priorité à la prévention et à l’information, afin que plus personne ne puisse dire « je ne savais pas » ou « si j’avais su »» Mme Patricia MERHANT-SOREL, Présidente de l’Association Petit Ange et Co-Fondatrice du collectif « Ensemble contre la méningite ».

Contacts presse :
Gaëlle Ryouq & Isabelle Gandon
Mail : pfizer@wellcom.fr
Tel. : 01 46 34 60 60

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