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Journée nationale du cœur : « la femme n’est pas un homme comme les autres » (Communiqué)

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« Le coeur des femmes » : En cas d’infarctus, le risque d’erreur de diagnostic initial est supérieur de 41% à celui des hommes, selon une étude récente.

La femme n’est pas un homme comme les autres

De constitution différente, les femmes ne souffrent pas toujours des mêmes types d’infarctus que les hommes. Elles ne développent pas non plus les mêmes symptômes. Annabelle, victime d’un infarctus à l’âge de 38 ans témoigne :
« J’étais épuisée, j’avais mal au ventre, aux jambes et à l’épaule droite, jusqu’au jour où je n’arrivais plus à respirer » Elle ajoute : «Quand je suis arrivée aux urgences, 1⁄4 de mon muscle cardiaque était nécrosé. C’est irrémédiable ». Le symptôme typique d’infarctus ; la douleur thoracique constrictive, bien décrite chez l’homme, est loin d’être toujours présente chez la femme. Dans la majorité des cas, les symptômes de l’infarctus chez la femme sont : l’épuisement, un essoufflement parfois des nausées.

Certains infarctus de la femme passent donc au travers des radars conçus pour détecter les attaques « classiques ». Les erreurs et les retards de diagnostic sont fréquents, les femmes sont donc prises en charge plus tardivement que les hommes.

Ce problème de médecine sexuée se rencontre également dans les études cliniques où les femmes sont sous-représentées. Il en est de même au niveau des médicaments puisque l’on se rend compte que les femmes sont souvent moins traitées que les hommes.

Mais elles ont rejoint les hommes en ce qui concerne les conduites néfastes

Tabac, manque d’exercice physique, surpoids, stress, sédentarité… les femmes aussi cumulent les facteurs de risques de maladies cardiovasculaires. Annabelle explique : « C’est le stress et la cigarette qui ont déclenché mon infarctus ».

Pour pallier ce risque d’infarctus il est nécessaire de limiter les conduites néfastes : arrêter le tabagisme et les comportements addictifs (drogue, alcool…), pratiquer une activité physique régulière, avoir une alimentation équilibrée et apprendre à mieux gérer son stress.

Annabelle, victime d’un infarctus à 38 ans

Les maladies cardiovasculaires sont 8 fois plus fréquentes que le cancer du sein. Elles sont la 1ère cause de décès chez les femmes. 54% des femmes en décèdent.
Depuis peu, le nombre d’infarctus est en augmentation chez la femme jeune : 1 infarctus sur 4 est observé chez la femme de moins de 65 ans.

70% des femmes ayant un infarctus avant 50 ans sont fumeuses.

CONTACT PRESSE
Céline CHAUX – 04 72 40 70 88 – celine.chaux@chu-lyon.fr

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