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PLFSS 2017 : Quand la logique comptable passe avant la bonne prise en charge de la souffrance psychique de nos enfants ! (Communiqué)

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Alors que la Commission des Affaires sociales se réunira demain, ce mardi 25 octobre, lors de l’examen du PLFSS 2017, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) met en alerte les Députés qui ont adopté un amendement sur l’article 40. Celui qui vise à remplacer les psychiatres par des psychologues, lors de l’expertise médicale, sous prétexte d’améliorer la prise en charge et le suivi de jeunes de 6 à 21 ans, en souffrance psychique !

Comment pouvons-nous laisser l’expertise et le suivi de nos jeunes de 6 à 21 ans entre les mains de « non professionnels de santé » détenant minimalement une maîtrise en psychologie ?  Alors que les psychiatres sont des médecins spécialisés, soumis au serment d’Hippocrate, et reconnus par un Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) qui valide les compétences très pointues de la psychiatrie.

Alors qu’ils ont réalisé 10 années d’études dont 4 de spécialisation en psychiatrie incluant de très nombreux stages dans les services hospitaliers et services de garde, dont un stage de 1 an obligatoire dans un service de pédopsychiatrie. Le SML rappelle que les psychologues ne sont pas considérés par les pouvoirs publics comme des professionnels de santé, ne font aucun stage hospitalier où ils sont en responsabilité d’enfants pas plus que d’adultes, malgré leur diplôme honorable de « maîtrise en psychologie » ! 

Si cet amendement est de l’ordre d’une expérimentation, le SML a bien relevé, lors des débats de la semaine dernière, que cette pratique a pour ligne de mire une possible généralisation à termeselon les propos de la Députée Michelle Delaunay : Cette expérimentation doit permettre de savoir « si l’Etat doit prendre en charge les consultations des psychologues » !

Si les psychiatres ont réussi à être réintégré dans l’expérimentation, et ce contre l’avis de la Députée qui considère que cela viendrait « dénaturer l’expérimentation » et « détourner l’expérimentation en la rendant beaucoup plus coûteuse », le SML met en garde nos pouvoirs publics et les familles sur les conséquences désastreuses que cela peut générer sur les 2 000 patients cibles de cette première expérimentation, et à plus long terme sur l’ensemble de la jeunesse des Français !  

Le Docteur Éric Henry, Président du Syndicat des Médecins Libéraux commente : « Comment peut-on confier l’expertise psychiatrique et la prise en charge de notre jeunesse à des « non professionnels de santé »? Comment la logique comptable peut prévaloir sur la qualité du traitement des souffrances psychiatriques de notre jeunesse ? Voici malheureusement ici, une illustration même de la pensée à long terme de la loi santé ! »

Pour toute précision ou mise en relation avec le Syndicat des Médecins Libéraux:  sml@wellcom.fr ou par téléphone au 01.46.34.60.60

 

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