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« Vaccins : de la nécessité de débattre pour restaurer la confiance », Débat (Bruxelles)

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Michèle RIVASI (députée européenne EELV, biologiste agrégée, co-auteure du livre Le Racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortirorganise à Bruxelles une projection-débat sur les vaccins qui a pour titre « leur sûreté en question / Comment restaurer la confiance ? » jeudi 9 février entre 9h30 et 13h30 en présence du réalisateur du film et des professeurs Montagnier (Prix Nobel de Médecine et co-découvreur du virus du VIH) et Montanari  (qui a analysé la présence de nano-particules de métaux lourds dans les vaccins) notamment. Elle a invité l’OMS a participé à ce débat pour lui donner une forme contradictoire mais ils ont décliné l’invitation.

« Je subis depuis que cette invitation est partie une crucifixion en règle et suis assimilée aux anti-vaccins et à une vulgaire obscurantiste malgré ma formation scientifique (je suis normalienne) et les preuves du sérieux de mon travail en tant que co-fondatrice du laboratoire indépendant d’analyse de la radioactivité la CRIIRAD ou que parlementaire travaillant notamment sur les sujets de santé publique, d’énergie et de santé environnementale, explique Michèle Rivasi.

Pourtant, il me semble que débattre de la politique vaccinale en France alors que la défiance de nos concitoyens envers les vaccins, suite aux divers scandales sanitaires et à la multiplication des conflits d’intérêts, s’accentue d’année en année est une nécessité absolue.

Contrairement, à ce qu’avait dit la Ministre de la Santé « la vaccination, ça ne se discute pas », je pense au contraire que c’est par la pédagogie, la transparence et l’argumentation que nous pourrons ramener la confiance en sortant de l’épidémie de conflits d’intérêt et en retrouvant une juste évaluation de la balance bénéfices / risques.

Je sais ce que les vaccins ont apporté en terme de progrès sanitaires au 20eme siècle, de lutte contre la mortalité infantile… Je n’ai jamais remis en cause l’utilité des vaccins. Je m’intéresse aux causes de cette défiance et tente d’y remédier en proposant des solutions (cf. tribunes ci-dessous). Je m’interroge aussi sur l’effet d’aubaine des vaccins pour l’industrie pharmaceutique qui compense la panne d’innovation thérapeutique majeure (en dehors des traitements anti-cancéreux) par la mise sur le marché de vaccins pas toujours utiles. Il faut savoir que le chiffre d’affaire de la Big-Pharma concernant les vaccins est passé de 6 milliards  d’euros en 2006 à 20 milliards en 2012 et à 42 milliards prévus fin 2016. Il ne faut pas que les vaccins deviennent le nouveau Jackpot des laboratoires.
J’ai déploré également récemment la mascarade de débat public qui vient d’être organisé par le Ministère de la Santé qui ne participe pas au fait de lutter contre les sources de cette défiance.

Je ne valide pas la thèse du film projeté -le lien de causalité entre le vaccin ROR et l’autisme doit encore être prouvé scientifiquement- mais considère qu’il convient de s’interroger sur l’explosion des cas d’autisme aux Etats-Unis (1 enfant sur 68 serait autiste) et dans  une moindre mesure en Europe. Je sais que les causes de l’autisme seraient à moitié génétiques et à moitié liées à des facteurs environnementaux à l’instar de l’exposition aux pesticides pour les femmes enceintes.

Il faut sortir du caractère quasi religieux et scientiste qu’a la vaccination en France, pays de Pasteur. Débattre dans la transparence permet d’éviter les dérives complotistes et de rompre avec l’opacité faisant le lit de la défiance grandissante de nos concitoyens. »

Contact presse : Sébastien BARLES 06 75 00 63 31

POUR ALLER PLUS LOIN : 

VACCINS : 7 propositions pour restaurer la confiance de la population, par Michèle RIVASI (députée européenne EELV, professeure agrégée en biologie) et Didier LAMBERT (Porte-parole de la campagne Pour des vaccins sans aluminium).

Le vaccin est aujourd’hui sur la sellette. L’érosion de la confiance (dans la population, mais aussi dans le corps médical) s’explique notamment par les deux retentissants scandales des campagnes vaccinales contre l’hépatite B et la grippe H1N1 ces dernières années, les révélations de collusions public / privé au niveau de l’expertise et des autorités sanitaires en France, les doutes pesant sur les risques sanitaires des adjuvants ou excipients présents dans les vaccins (sels d’aluminium, mercure…), la sous-évaluation volontaire des risques et les dérives commerciales du vaccin devenu un jackpot pour les laboratoires pharmaceutiques en panne d’innovation.

Dans ce contexte, la Ministre de la Santé Marisol Touraine a confié à Sandrine Hurel la rédaction d’un rapport relatif à la politique vaccinale en France. Nous en attendons une transformation de cette politique vaccinale. Celle-ci doit notamment intégrer le principe de précaution inscrit dans le préambule de notre constitution et mettre fin à l’emprise de l’industrie pharmaceutique.

Marisol Touraine s’est également engagée cet été à organiser un débat public sur les vaccins en France.

Pour nourrir ce débat qui doit être mené de manière transparente et doté d’une organisation permettant la pleine participation de tous les acteurs, nous apportons 7 propositions.

METTRE FIN AUX CONFLITS D’INTERETS PAR LA MISE EN PLACE D’UN POLE D’EXPERTS INDEPENDANTS

Pour que le public et les professionnels de santé puissent avoir confiance dans l’information qui leur est délivrée, il faut que celle-ci soit élaborée en toute transparence, par des experts sans lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique.

?  Nous soutenons la proposition élaborée en 2011 par le Sénat après « l’affaire du Mediator » de création d’une expertise indépendante : « La mission suggère donc de créer un corps d’Etat d’experts de santé publique commun à toutes les agences de santé. Ces experts sans liens d’intérêts avec l’industrie seraient nommés pour assumer un ou plusieurs mandats limités dans le temps au sein des différentes commissions et leur statut serait fixé par la loi. ».

RENFORCER LA PHARMACOVIGILANCE

?  L’Agence du Médicament devra à l’avenir informer le corps médical des risques émergents, y compris lorsqu’ils sont en cours d’investigation. Cette démarche proactive, expressément prévue après « l’affaire du Mediator » mais non appliquée, doit être mise en œuvre au plus vite.

?  Il sera rappelé aux professionnels de santé qu’ils doivent déclarer tout effet indésirable d’un produit de santé aux services officiels de pharmacovigilance.

? Un observatoire européen recensant les effets indésirables des vaccins devra être mis en place. Il pourra être saisi par toute association de victimes, ou tout scientifique lanceur d’alerte.

? Les agences sanitaires européennes devront se coordonner dans leurs recommandations relatives à un vaccin et réévaluer les produits de santé sur la base de données en vie réelle après leur mise sur le marché.

RENFORCER LA RECHERCHE PUBLIQUE

?  Un budget public spécifique devra être affecté à l’évaluation des effets indésirables des produits de santé (dont les vaccins). Les équipes publiques de recherche seront destinataires de ces crédits.

?  La recherche sur les adjuvants alternatifs et sûrs (notamment phosphate de calcium) devra être encouragée.

EN FINIR AVEC L’OBLIGATION VACCINALE

Les campagnes de vaccination suscitent de nombreux débats en France et dans le reste de l’Europe. La France est l’un des seuls pays de l’ouest de l’Europe à avoir rendu le vaccin DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) obligatoire.

Pourtant, comme le révèlent les statistiques, l’obligation vaccinale ne signifie pas forcément que la population soit mieux couverte en France que dans un pays où le vaccin est seulement recommandé.

?  Il convient de nous mettre en conformité avec la loi Kouchner de 2002 qui garantit la liberté de choix thérapeutique des patients en supprimant l’obligation vaccinale.

REMETTRE SUR LE MARCHE UN DTPOLIO SANS ALUMINIUM

La commercialisation du DTPolio Mérieux, sans aluminium, a été suspendue en 2008, pour « hausse d’effets indésirables non graves ». Or, la preuve a été apportée que les données à l’origine de cette soi-disant hausse avaient été falsifiées.

?  Le gouvernement doit diligenter une enquête de l’IGAS pour que soient identifiées les responsabilités dans cette grave affaire de santé publique. La population française est en effet privée de ces vaccins sans aluminium, qui de plus correspondaient à l’obligation vaccinale faite aux enfants entrant en collectivité.

?  L’Etat est en capacité d’exiger des laboratoires la fabrication et la commercialisation d’un DTPolio sans aluminium.

ADOPTER UN MORATOIRE SUR LE GARDASIL

Le vaccin Gardasil est présenté comme prévenant le cancer du col de l’utérus, alors qu’il ne protège en réalité que des dysplasies dues à certains papillomavirus pouvant entraîner un cancer. À ce jour, il n’a fait la preuve ni de son efficacité ni de son innocuité alors que « le frottis de dépistage est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus ». (Assurance Maladie 12.2013). Les indices inquiétants s’amoncellent sur le Gardasil, avec des dizaines de décès et des milliers de pathologies graves qui pourraient lui être imputables.

?  La décision d’étendre la vaccination contre le papillomavirus doit être suspendue, et des études indépendantes sur l’opportunité de cette vaccination doivent être diligentées au plus vite.

RECONNAITRE LES VICTIMES DES VACCINS ET LES INDEMNISER

On ne peut donc parler de politique vaccinale sans que soit appliqué un principe de solidarité vis-à-vis des victimes de cette politique, que les effets indésirables soient inéluctables (tout médicament a des effets indésirables) ou largement évitables (les alertes sur l’aluminium sont anciennes).

?  Le préjudice subi lors d’une vaccination, que celle-ci soit obligatoire ou recommandée, doit être évalué et indemnisé selon une procédure unique.

?  Il faut inverser la charge de la preuve : c’est à l’industriel de prouver l’absence de lien de causalité entre le produit injecté et la maladie postérieure à la vaccination.

« Nos propositions s’inscrivent dans le débat public recommandé en septembre 2014 par le Haut Conseil de la Santé Publique (HSCP), que nous espérons voir mené par le CNDP.

Nous devons sortir des rumeurs, de la criminalisation des parents récalcitrants comme l’a fait le tribunal correctionnel d’Auxerre, des prises de position dogmatiques, et de l’emprise du lobby pharmaceutique. C’est à cette seule condition que la population française adhérera de nouveau à une politique vaccinale adaptée à son temps. »

VACCINS : POUR UN VRAI DÉBAT PLURALISTE

La Commission Nationale du Débat Public doit être saisie

Face à la défiance des français envers la vaccination, le Premier Ministre a confié le 28 février une mission à Sandrine Hurel dans le but de formuler des recommandations concernant notamment l’obligation vaccinale . Ce rapport doit être suivi d’un débat national.

Trois mois plus tard, la Ministre de la Santé affirmait d’un ton péremptoire : « la vaccination, cela ne se discute pas »Et lors des discussions sur la loi de santé, tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat, elle s’opposait à tous les amendements demandant la remise à disposition de vaccins sans aluminium. Cette opposition systématique à toute évolution augure bien mal du débat annoncé par le gouvernement !

Comment est-il possible de ne pas tenir compte des alertes scientifiques régulièrement rappelées par l’Association E3M, à l’initiative de la campagne Pour des vaccins sans aluminium ? Comment ne pas entendre la voix des citoyens qui signent par centaines de milliers les pétitions portées par E3M ou le Pr Joyeux, ou celle des 90 élus qui, dès 2013, demandait le retour de vaccins sans aluminium?

La perte de confiance envers les vaccins  marque la fin d’une époque : celle de la sacralisation de la parole des « sachants ». Finie l’époque où les français déléguaient aveuglément leur santé à leur médecin. Nous sommes maintenant dans une relation plus égalitaire entre le médecin et son patient, celui-ci ayant accès plus facilement à l’information scientifique. L’échange que cela permet est la garantie d’un choix éclairé dont on est peu habitué dans le domaine de la vaccination.

Aussi, il ne faut pas craindre le débat sur la politique vaccinale française ! Il faut faire confiance à l’intelligence collective, à la capacité de compréhension des uns et des autres, loin des oukases de l’ancien temps !

Car comment ne pas être favorable à la vaccination quand on connaît les ravages du passé causés par la polio, le tétanos, la diphtérie ? Au XXe siècle, les vaccins ont permis, avec l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène et l’usage des antibiotiques, de fortement diminuer la mortalité infantile et d’éradiquer certaines maladies infectieuses. L’adhésion populaire a été immédiate, car le vaccin était un produit de santé.

Il est malheureusement devenu, depuis les années 80, un produit essentiellement marchand, ce qui a généré (et génère toujours) de nombreuses dérives qui ont alimenté la méfiance de nos concitoyens.

PETIT FLORILEGE DE SCANDALES SANITAIRES

Deux scandales sanitaires de taille expliquent en partie cette perte de confiance à l’égard des vaccins : celui du vaccin contre l’hépatite B avec la vaccination de masse initiée en 1994 ayant entraîné plus d’un millier de cas de scléroses en plaques, de maladies de Guillain-Barré, de scléroses latérales amyotrophiques et d’autres affections auto-immunes telles que les myofasciites à macrophages… ; celui du vaccin contre la grippe H1N1 où 94 millions de vaccins ont été commandés avec un coût de 2,2 milliards d’euros pour la collectivité pour une pandémie qui n’en était pas une, comme l’avaient fait remarquer dès le mois de mai 2009 les Professeurs Marc Gentilini et Bernard Debré.

D’autres motifs d’inquiétude pèsent sur les vaccins comme la question des adjuvants à l’instar des sels d’aluminium vaccinaux dont les conséquences sur la santé sont maintenant avérées, comme l’indique la solide jurisprudence établie par le Conseil d’Etat.

Sur la sellette également : le vaccin Gardasil. Il est présenté comme prévenant le cancer du col de l’utérus, alors qu’il ne protège en réalité que des dysplasies dues à certains papillomavirus pouvant entraîner un cancer. À ce jour, il n’a fait la preuve ni de son efficacité ni de son innocuité alors que « le frottis de dépistage est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus ». (Assurance Maladie 12.2013). Les indices inquiétants s’amoncellent sur le Gardasil, avec des dizaines de décès et des milliers de pathologies graves qui pourraient lui être imputables.

Plus récemment, le Canard enchaîné a révélé la mort de deux nourrissons liée aux vaccins Rotarix et Rotateq contre la gastro-entérite recommandé après l’intervention de Jérôme Cahuzac.

Enfin, des chercheurs italiens (Stefano Montanari et Antonietta Gatti) alertent sur la présence de nanoparticules de métaux présents dans les vaccins. Outre des cancers, ces nanoparticules, non bio-dégradables, pourraient avoir un rôle actif dans la survenue de maladies cardiovasculaires, de thrombo-embolies pulmonaires, d’infarctus du myocarde, d’AVC…

LE VACCIN : NOUVEAU JACKPOT POUR DES LABORATOIRES EN PANNE D’INNOVATION

200 vaccins sont aujourd’hui en voie de développement par les firmes pharmaceutiques alors qu’il n’y en avait que quelques dizaines il y a encore quelques années. Le chiffre d’affaire mondial lié à la vente de vaccins est passé de 6 milliards d’euros en 2006 à 20 milliards en 2012 et le marché atteindra 56 milliards en 2017.

UNE BALANCE BENEFICE – RISQUE VICIEE

Pour qu’une politique vaccinale reçoive l’adhésion d’une population, le contenu des deux plateaux de la balance bénéfices-risques doit être parfaitement identifié, selon un processus d’évaluation qui donne toutes les garanties de transparence.

Or, les mêmes ingrédients se retrouvent toujours dans les scandales sanitaires liés aux vaccins : les alertes sanitaires sont systématiquement ignorées, les effets indésirables sont officiellement sous-évalués, les conflits d’intérêts foisonnent.

UNE EPIDEMIE DE CONFLITS D’INTERETS

La situation du Professeur Daniel Floret comme  président du Comité technique des vaccinations (CTV), est révélatrice. Le Professeur Floret exerce des activités régulières avec Sanofi au sein du groupe « avancées vaccinales ». Il  participe à des travaux scientifiques avec Bio Mérieux / Fondation Mérieux, GSK et Sanofi. Il intervient en formation continue lors de sessions organisées par les laboratoires GSK et Sanofi et participe enfin à des études cliniques pour Pfizer et GSK. M. Floret travaille aussi avec l’industrie pharmaceutique au sein du Réseau d’investigation pédiatrique des produits de santé (RIPPS) et entretient des liens étroits avec le LEEM (syndicat de l’industrie pharmaceutique). Il est aussi membre de l’association ACTIV qui bénéficie de financements conséquents de l’industrie pharmaceutique.

Cette situation n’est pas isolée, les 2/3 des membres du CTV sont en situation de conflits d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques.

Le CTV conseille le gouvernement sur la politique vaccinale à mener en émettant des recommandations très suivies par les pédiatres. Comment accorder quelque crédit aux recommandations émises par cet organisme ?

LA COMMISSION NATIONALE DU DEBAT PUBLIC, GAGE DE TRANSPARENCE

Face au discrédit croissant pesant sur notre politique vaccinale, face au manque criant de transparence des procédures actuelles, face à l’omerta qui pèse sur les effets secondaires de nombreux vaccins, il convient de garantir la transparence du débat voulu par le gouvernement.

Nous demandons à ce qu’il soit organisé par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Cette autorité administrative indépendante apporte la garantie d’une démarche basée sur les valeurs d’indépendance, de neutralité, de transparence, d’égalité de traitement. 

Les décisions qui en découleront favoriseront la mise en place d’une vraie politique vaccinale, dans l’intérêt commun et non pas de quelques-uns. Les citoyens pourront alors accéder en confiance à des vaccins sécurisés répondant à un réel besoin de santé publique.

 

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