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VIH/Sida : « la moitié des lycéens et étudiants français ne se fait jamais dépister lors d’un changement de partenaire » (Enquête)

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À l’occasion du Sidaction, du 24 au 26 mars 2017, la SMEREP publie les résultats de son enquête santé auprès des étudiants et lycéens français(1). L’étude révèle les comportements à risque des jeunes concernant leur sexualité.

« L’enquête publiée par la SMEREP permet de constater que malheureusement, malgré les années, les chiffres ne s’améliorent pas, tant concernant la désinformation des jeunes au sujet du SIDA (transmission et guérison), que leurs éventuels comportements à risque en matière de sexualité. Le Sidaction est donc l’occasion pour la SMEREP de rappeler aux lycéens et étudiants l’importance d’être vigilant et de se protéger systématiquement lors de rapports sexuels. », commente Hadrien Le Roux, Président de la SMEREP.

Plus de 50% des lycéens ne se font pas dépister lors d’un changement de partenaire

73% des lycéens français ayant déjà eu un rapport sexuel et étant concernés par le changement de partenaire ne se font pas dépister à chaque fois. Pire encore, ils sont 56% à déclarer ne JAMAIS se faire dépister lors d’un changement de partenaire. Si l’on fait un focus sur les lycéens d’Ile-de-France, ces chiffres atteignent 60% pour ceux qui ne se font jamais dépister et 85% à ne pas le faire systématiquement. Les lycéens n’ayant jamais pratiqués de dépistage s’expliquent pour 70% d’entre eux, estimer ne pas avoir pris un risque suffisant pour devoir en faire un, et 11% des lycéens déclarent préférer ne pas savoir.

Concernant les étudiants français, malgré un âge plus avancé, la tendance est semblable puisqu’ils sont également 73% à ne pas se faire dépister systématiquement lors d’un changement de partenaire, dont 43% ne le font jamais. La raison principale est la même que les lycéens pour plus de la moitié des étudiants, mais la seconde explication pour 26% d’entre eux est qu’ils ne savent pas où faire ce type de test.

Plus de 10% des étudiants et lycéens pensent que l’on guérit facilement du SIDA

12% des étudiants français pensent qu’aujourd’hui, il est facile de guérir du SIDA grâce aux traitements. Leurs connaissances sur les modes de transmission du virus sont également fausses pour 23% des étudiants, puisque ce sont par exemple, 15% d’entre eux qui pensent que l’on peut devenir séropositif par une piqûre de moustique, et 7% en embrassant une personne séropositive.

Pour les lycéens français, la tendance est similaire, puisqu’ils sont 14% à penser que l’on guérit facilement du SIDA et près de 20% ont également de fausses croyances concernant les modes de transmission du VIH. Ce chiffre atteint 22% si l’on fait un focus sur les lycéens d’Ile-de-France.

Plus de la moitié des étudiants n’utilisent pas un préservatif à chaque rapport sexuel

Ce sont 57% des étudiants qui déclarent ne pas porter systématiquement un préservatif à chaque rapport sexuel. Ils se justifient pour 76% d’entre eux grâce à un partenaire stable, toutefois, 16% des étudiants expliquent qu’ils ont l’impression d’avoir moins de sensations, ils sont 10% à dire que cela les gêne ou qu’ils ont l’impression que leur partenaire ressent moins de sensations. Enfin 13% d’entre eux, pensent qu’ils ne risquent rien.
Côté lycéens, 42% d’entre eux déclarent ne pas mettre un préservatif à chaque rapport sexuel. Près de 15% d’entre eux se justifient par le fait d’avoir l’impression de ressentir moins de sensations. Ce chiffre atteint 23% si l’on fait un focus sur les lycéens d’Ile-de-France.

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Contact presse :
Marjorie Rigouste – 01 44 37 22 47 / 06 70 98 11 06
marjorie.rigouste@we-agency.fr

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