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« Rien n’est fait pour rendre attractif le corps des directeurs de soins », selon CHFO (Communiqué)

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CAPN du 12 décembre 2017 : Le CHFO a tiré la sonnette d’alarme lors du dernier CCN sur le bilan des données sociales relatives aux trois corps de direction. Ces statistiques qui constituent une photographie à un instant T et des tendances devraient, en toute bonne logique, alimenter une véritable politique de gestion des corps. Or nous observons qu’au contraire année après année que la DGOS ne que constater la dégradation des conditions de travail, la moindre attractivité des corps de direction et en particulier celui des directeurs de soins avec une passivité qui interpelle !

La déclaration liminaire des représentants du CHFO

Sans refaire le CCN, rappelons quelques enseignements significatifs : le cycle préparatoire 2016 n’attire que 22 candidats pour 25 postes ouverts, 13 d’entre – eux seront sélectionnés; le concours aux dires mêmes du CNG accuse un nombre de candidats structurellement bas alors qu’il est ouvert depuis quelques années aux cadres de santé des trois fonctions publiques.

Quant au corps des DS ses effectifs accusent une baisse régulière (-9.5% ces 5 dernières années) ce qui accentue la dégradation des conditions d’exercice professionnels.

Les contraintes économiques qui deviennent insupportables, les réductions capacitaires, le développement de l’ambulatoire, imposent des réorganisations internes que les directeurs de soins mènent sans relâche dans un contexte social de plus en plus tendu !

Les recompositions territoriales et le développement des directions communes impactent les charges de travail, rappelons que 42.4% des coordonateurs exercent en direction commun et 40% des 228 directeurs d’instituts dirigent plusieurs structures de formation.

Les directeurs de soins restent impliqués tant ils sont attachés au service public, ils ne ménagent ni leur temps, ni leur peine imposant les rappels incessants qu’ils font subir aux personnels soignants face au manque chronique d’effectifs.

Les directeurs d’instituts confrontés au chantier de l’universitarisation, tentent de maintenir coûte que coûte une formation professionnelle seule garante de la qualité des apprentissages ! La menace contenue dans le rapport de l’IGAS qui considère que l’obligation d’appartenir au corps des directeurs des soins pour être directeur d’institut de formation et à celui des cadres de santé pour être formateur permanent seraient des critères devenus totalement obsolètes, est intolérable et inacceptable !!

Enfin nous constatons que seulement 84 des emplois fonctionnels du Groupe II sur les 97 sont occupés. Pouvez-vous nous donner des éléments de réponse sur ce sujet ?

Si la nécessité d’améliorer encore et toujours les organisations est incontestable, la situation devient maintenant difficilement tolérable pour les hospitaliers en général, et les directeurs des soins en particulier. Les professionnels s’épuisent et l’ambiance générale est à la morosité.

Depuis trop longtemps maintenant, que ce soit au niveau des instances nationales, au niveau régional ou lors des rencontres avec les responsables ministériels, nous ne cessons d’alerter sur la dégradation de nos exercices professionnels. Il faut toujours faire plus et mieux….mais avec moins de moyens

Quant à la reconnaissance vous restez sourds à nos demandes !

•Protocole d’accord de 2011 remisé aux oubliettes.

•Augmentation de la NBI et suppression progressive de la limitation à 4 de la part fonction pour les directeurs des soins non logés, les textes n’ont toujours pas parus alors que le cadencement unique qui a lésé nombre de nos collègues est appliqué depuis le 1er janvier !

•Quant à l’alignement de notre régime indemnitaire sur celui des directeurs, il parait que l’espoir fait vivre.

Les mois, les années passent et les directeurs des soins ne sont toujours pas mieux considérés, malgré nos revendications.

Comme nous l’avons démontré le manque d’attractivité de notre corps professionnel est une évidence, les directeurs de soins intègrent le corps dans la cadre d’une troisième carrière, ils apportent une expérience de terrain d’une richesse indiscutable, ils exercent des responsabilités de plus en plus importantes et le CH-FO dénoncera toujours la non reconnaissance des directeurs des soins quel que soit leur type d’exercice : en établissement, en institut de formation, ou encore en ARS.

•La reconnaissance des compétences des directeurs des soin

•La reconnaissance de l’importance de notre rôle (y compris en institut de formation et en ARS)

•La reconnaissance de nos responsabilités.

Doit se traduire par des actes et pas seulement par des paroles. Nous revendiquons des améliorations statutaires, rappelons que la grille des directeurs de soins ne culmine en HEA qu’en emplois fonctionnels et que le régime indemnitaire n’est pas à la hauteur ni de notre investissement ni de nos responsabilités.

Sur tous ces points, le CH-FO reste déterminé et assumera ses choix, ses positions et ses propositions !

Comme à notre habitude, notre déclaration fait appel à une citation emblématique  de notre état d’esprit et qui guidera encore nos actions à l’avenir  pour faire vivre la cause des Directeurs des Soins :

« On peut tromper une personne tout le temps, tout le monde quelque temps, mais pas tout le monde tout le temps».

Winston CHURCHILL

> Contact :

Pour le CH-FO, les représentants élus à la Commission Administrative Paritaire Nationale des Directeurs des Soins : Pascal ARDON et Manuelle SAMSON

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