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« Le SML propose d’étendre le 116 117 à la prise en charge des soins non programmés » (Communiqué)

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Lors du point de presse de la Ministre de la Santé avec les représentants des urgences, concernant le sujet de la mise en place d’une plateforme et d’un numéro unique pour les appels d’urgence, le rapport de l’Inspection général de l’IGAS et de l’IGA sur ce dossier, aucune position n’a été prise à ce stade ce qui est sage.

Le SML rappelle que la loi a prévu un numéro dédié aux soins relevant de la médecine générale aux horaires de PDSA destiné à soulager le 15 qui devait être réservé aux urgences vitales. Le 116 117 a été mis de côté par le Gouvernement à son arrivée sous la pression des tenants des plateformes uniques qui souhaitent appliquer à notre pays le modèle américain. Cependant, et c’est là toute la limite, le dispositif d’intervention français est fondamentalement différent de celui mis en œuvre outre Atlantique où ce sont des paramédics qui interviennent sur toutes les urgences et acheminent le patient à l’hôpital. En France ce sont des médecins qui régulent les appels avant d’envoyer des effecteurs médicaux, qui n’existent pas aux USA, auprès du patient.

Il faut ajouter qu’en période hivernale et épidémique tous les appels relevant de la médecine générale viendraient engorger le numéro unique éventuellement mis en place et cela retarderait d’autant les prises en charges pour les urgences vitales.

Lorsqu’un numéro de PDSA distinct du 15 existe, comme c’est le cas dans plusieurs départements, seuls 2 à 3 % des appels sont retransférés aux urgentistes car potentiellement urgents. Ce qui démontre que les patients s’approprient aisément le dispositif.

Au-delà des heures de PDSA, se pose la question de la prise en charge des soins non programmés. Le SML rappelle que les médecins libéraux sont en capacité de relever ce défi pour peu qu’on leur en donne les moyens. Ainsi, le 116 117 pourrait également être étendu en dehors de la PDSA, avec des médecins volontaires pour organiser une régulation libérale des soins non programmés en journée et qui se rendraient disponibles pour les prendre en charge dans leurs cabinets.

Un accompagnement conventionnel d’un tel dispositif est incontournable.

Cette initiative, prochainement expérimentée par l’URPS Grand Est sur deux départements (Moselle et Bas-Rhin) , devrait permettre de rendre service aux patients et contribuer à désengorger les urgences hospitalières.

Enfin, le SML considère que les Pouvoirs publics ne pourront pas s’exonérer d’une campagne de communication et de pédagogie de grande ampleur pour expliquer au grand public le rôle des numéros sanitaires 15 et 116 117 et inciter les patients à appeler avant de se déplacer aux urgences.

> Contact presse : Sylvie FONTLUPT – Tél. 06 72 82 42 18

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