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Un projet de 10 millions d’euros lancé pour lutter contre l’obésité infantile en Europe (Communiqué)

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Si la vague actuelle d’obésité infantile n’est pas stoppée, plus d’un adulte sur trois sera obèse dans certains pays européens d’ici à 2025. 31 organisations (organismes de recherche, associations et organismes gouvernementaux) issues de 16 pays lancent le plus grand projet européen de recherche pour combattre l’obésité infantile, avec un budget de près de 9,95 millions d’euros.

Plus d’un enfant sur 10 âgé de 5 à 19 ans est obèse en Europe du Sud, dans certaines parties d’Europe centrale et orientale et au Royaume-Uni, avec plus d’un enfant sur trois en surpoids dans des pays comme la Grèce, Malte et l’Italie. Au cours des quatre prochaines années (juin 2018 – mai 2022), le consortium cherchera à identifier et tester les meilleures approches pour prévenir et traiter l’obésité, notamment parmi les enfants les plus jeunes (jusqu’à 12 ans).

Le projet STOP (Science and Technology in childhood Obesity Policy) examinera les opportunités d’intervention visant à réduire l’importance de l’obésité infantile en Europe. Cela intègre une meilleure compréhension de la façon dont notre environnement peut façonner les comportements des enfants et les choix des parents, avant même la naissance. Le projet analysera les signes précoces de changements biologiques en raison de ces comportements, pouvant mener finalement à l’obésité, au sein de 17 groupes d’enfants en Europe.

Une étude expérimentale sera lancée en Suède, en Espagne et en Roumanie pour voir si les technologies digitales peuvent aider des enfants obèses très jeunes et leurs familles à parvenir à des améliorations durables concernant leur poids, notamment pour les enfants d’un milieu socio-économique défavorisé.

Le projet a aussi été conçu pour responsabiliser l’industrie agro-alimentaire et d’autres acteurs commerciaux responsables de ce que consomment les enfants.

Il s’agit de les inciter à produire des solutions innovantes destinées à rendre la consommation des enfants plus saine, au travers d’un concours menant à l’attribution de prix destinés à récompenser les innovations les plus prometteuses.

Le projet examinera également les politiques concernées, et notamment la possibilité pour les gouvernements européens d’utiliser des leviers comme la fiscalité, l’étiquetage alimentaire ou les restrictions aux opérations marketing sur la nourriture et les boissons, afin de lutter contre l’obésité infantile.

Le projet STOP sera coordonné par une équipe de l’Imperial College Business School. Les partenaires du projet regroupent des départements de recherche d’autres universités, des organisations gouvernementales, des organisations internationales (OMS, IARC et OCDE), des organisations de la société civile qui s’occupent de la santé et des enfants, ainsi que des consortiums européens (EIT Health et EIT Food) qui cherchent à promouvoir l’innovation dans les secteurs de la nourriture ou de la santé. Des organisations partenaires sont basées dans 12 Etats membres de l’UE, ainsi qu’en Suisse, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande.

« Il s’agit d’un investissement significatif de l’Union Européenne, qui a pour but de trouver les meilleures approches, et les plus efficaces, pour réduire les cas d’obésité infantile, tout en aidant les enfants qui en souffrent déjà à recevoir le meilleur soutien », a indiqué le responsable du projet, le Professeur Franco Sassi, directeur du Centre d’économie de la santé et d’innovation politique à l’Imperial College Business School.

HEC Paris contribuera à la partie comportementale du projet STOP. Ses chercheurs élaboreront et publieront des analyses sur les réponses aux politiques d’obésité infantile de plusieurs groupes d’enfants basés dans l’UE et leurs parents, représentant différents statuts socio-économiques.

Le professeur Tina Lowrey dirigera le projet pour la contribution d’HEC, les professeurs J. Shrum et Alberto Alemanno y participeront également. Tina Lowrey et L. J. Shrum sont professeurs en marketing, Alberto Alemanno est titulaire de la Chaire Jean-Monnet en droit européen et régulation du risque. Ils sont tous membres du groupe de recherches CNRS-GREGHEC. La partie comportementale du projet intégrera la mise en place d’interventions conçues pour améliorer la prise de décision alimentaire des jeunes enfants.

« L’obésité infantile est un problème crucial en Europe et dans le monde. Le projet STOP est une excellente opportunité pour HEC Paris de participer à un consortium global et bien conçu de chercheurs engagés dans des études visant à comprendre les antécédents, les conséquences, et les interventions potentielles qui pourraient aider à lutter contre ce phénomène.

Nous sommes très heureux de faire partie de ce projet, et avons hâte de traduire nos connaissances théoriques en action», dit Tina Lowrey, professeur en marketing à HEC Paris et directrice du projet STOP pour HEC Paris.

1 Source: NCDRisC Collaboration obesity projections (www.ncdrisc.org/).

Notes:

  1. Le projet STOP est la deuxième initiative majeure financée par l’UE lancée cette année dans le cadre du programme de recherches Horizon 2020 pour la sécurité alimentaire durable. Le projet CO-CREATE a été lancé en mai 2018 (voir www.cocreate.eu)
  2. Le site web du projet STOP (à venir) : http://www.stop-obesity-project.eu/

Contact : Sophie Garnichat, responsable presse francophone HEC Paris, hec-stopobesity@zpresse.org

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