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Mesures pour faciliter la contraception : le SYNGOF déplore un manque d’ambition quant aux dispositifs de contraception préventive

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La semaine dernière, Marisol Touraine annonçait des mesures destinées à simplifier l’accès à la contraception. Le Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France s’interroge sur des mesures redondantes avec des dispositifs déjà existants et qui ne permettent pas d’améliorer l’accès à une contraception préventive, pourtant prioritaire pour les jeunes femmes.

Sur l’accès simplifié à la pilule contraceptive : Marisol Touraine prévoit que « sur présentation d’une ordonnance de moins d’un an », les femmes pourront recevoir « une contraception dans une pharmacie sans qu’il soit nécessaire de retourner voir un médecin ou une sage femme. Le Syngof souligne que cette mesure vient seulement confirmer un dispositif déjà débattu et voté dans la loi HPST (article 17 bis, amendé et adopté) mais qui n‘était sans doute pas encore paru au Journal Officiel.

De même, « les étudiantes dans les universités pourront se voir délivrer une contraception d’urgence gratuite, comme c’est le cas aujourd’hui dans les collèges et les lycées ». Le Syngof prend acte de cette nouvelle mesure mais interpelle la Ministre sur la nécessité d’intervenir en amont sur la contraception préventive, la contraception d’urgence ne permettant pas aux jeunes femmes de disposer des moyens efficaces et pérennes pour se protéger d’un risque éventuel de grossesse. Tandis que sont pratiquées 220 000 interruptions volontaires de grossesse en France chaque année, la réflexion ne doit-elle pas porter sur l’accès à une contraception régulière des mineures, en améliorant l’anonymat et le meilleur remboursement des consultations de prescription et de suivi contraceptif ? Les efforts doivent également porter sur le remboursement de tous les contraceptifs, en particulier les micro-pilules de troisième génération, les anneaux et patchs contraceptifs.

Sur la contraception définitive : la Ministre prévoit qu’elle « sera possible pour tout le monde quel que soit l’âge des femmes ». Ce qui sous-entend que le remboursement de l’Essure (méthode permettant de boucher les trompes) qui était conditionné pour les femmes de moins de 40 ans à « une contre-indication à la grossesse et une intolérance à la contraception », pourrait être généralisé. A ce propos, le Syngof recommande la plus grande vigilance sur la simplification de l’accès à un acte irréversible qui ne peut être envisagé à la légère, et pour lequel les réserves sur le remboursement pouvaient constituer un « garde-fou ». La loi numéro 2001-588 4 juillet 2001 sur la stérilisation à visée contraceptive en France est claire, elle concerne toute personne majeure qui exprime sa volonté, motivée, libre et délibérée en considération d’une information claire et complète sur ses suites. Si la Ministre souhaite simplifier l’accès à la contraception définitive, que dire de la vasectomie ? propose-t-elle également de diffuser cette méthode comme dans les pays anglo saxons ?

En conséquence, le Syngof appelle la Ministre à une plus grande concertation avec les professionnels de santé sur les dispositifs visant à améliorer significativement la prévention du risque de grossesse.

Contacts presse : Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net Dr Elisabeth Paganelli, SYNGOF – 06 33 12 07 04

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