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L’OMS et le MPP annoncent « la première licence transparente, mondiale et non exclusive » pour une technologie Covid-19 (Communiqué)

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Le pool d’accès à la technologie COVID-19 (C-TAP) de l’OMS et le Medicines Patent Pool (MPP) ont finalisé, le 23 novembre, un accord de licence avec le Conseil national espagnol de la recherche (CSIC) pour une technologie d’anticorps sérologique COVID-19. Le test vérifie efficacement la présence d’anticorps anti-SARS-CoV-2 développés soit en réponse à une infection au COVID-19, soit à un vaccin.

Cela représente la première licence transparente, mondiale et non exclusive pour un outil de santé COVID-19, et la première licence de test signée par MPP et incluse dans le pool de l’OMS.

L’objectif de la licence est de faciliter la fabrication et la commercialisation rapides du test sérologique COVID-19 du CSIC dans le monde entier. L’accord couvre tous les brevets connexes et le matériel biologique nécessaire à la fabrication du test.   

Le CSIC fournira tout le savoir-faire au MPP et/ou aux futurs titulaires de permis ainsi qu’une formation. La licence sera libre de redevance pour les pays à revenu faible et intermédiaire et restera valable jusqu’à la date d’expiration du dernier brevet.

« Cette licence témoigne de ce que nous pouvons accomplir en plaçant les personnes au centre de nos efforts mondiaux et multilatéraux », a déclaré Carlos Alvarado Quesada, président du Costa Rica, pays fondateur de C-TAP. « Cela montre que la solidarité et l’accès équitable peuvent être atteints et qu’il vaut la peine de continuer à soutenir les principes de transparence, d’inclusivité et de non-exclusivité que défend le C-TAP.

Le Costa Rica se félicite de la signature de cette licence et en est convaincu, aujourd’hui plus que jamais, que des mécanismes tels que le C-TAP peuvent nous aider à surmonter la situation actuelle, tout en étant bénéfiques pour les futures crises sanitaires.Je remercie le gouvernement espagnol et la CSIC d’avoir fait un pas en avant dans la solidarité et de donner la priorité à la santé en tant que bien public mondial.  »

« Je félicite vivement le CSIC, un institut de recherche public, pour son engagement en faveur de la solidarité et pour offrir un accès mondial à sa technologie et à son savoir-faire », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. « C’est le genre de licence ouverte et transparente dont nous avons besoin pour déplacer l’aiguille sur l’accès pendant et après la pandémie. J’exhorte les développeurs de vaccins, de traitements et de diagnostics COVID-19 à suivre cet exemple et à renverser la vapeur sur la pandémie et sur le les inégalités mondiales dévastatrices que cette pandémie a mises en lumière. »

« Notre solide partenariat avec l’OMS et les partenaires du C-TAP a été essentiel dans la négociation de cette licence, et j’attends avec impatience notre collaboration continue, en m’appuyant sur l’expertise et les conseils de l’OMS pour l’avenir », a déclaré Charles Gore, directeur exécutif de MPP. « Qu’est-ce que c’est Il est clair que le modèle de MPP peut fonctionner avec différentes technologies de santé, et nous sommes ravis de signer notre première licence de test C-TAP/MPP avec le CSIC. »

Le Dr Rosa Menéndez, présidente de la CSIC, a souligné à quel point il est important de rechercher des solutions pour que les technologies liées à la pandémie de COVID-19 en particulier, et à la santé en général, atteignent tous les pays, y compris ceux qui en ont le plus besoin. « En ce sens, nous souhaitons que cette action du CSIC, de participer aux initiatives internationales du MPP et de l’OMS, devienne un exemple et une référence pour les autres organismes de recherche dans le monde.

La technologie à ce jour a abouti à quatre tests différents, dont l’un a le potentiel de distinguer la réponse immunitaire des individus infectés par COVID-19 des individus vaccinés. Cela devrait aider à poursuivre les recherches sur le niveau et la durée de l’immunité et l’efficacité des outils à notre disposition.

Les tests sont simples à utiliser et adaptés à tous les environnements dotés d’une infrastructure de laboratoire de base, comme ceux que l’on trouve dans les zones rurales des pays à revenu faible ou intermédiaire. La lecture peut théoriquement se faire manuellement (à l’œil nu en comparant la couleur des puits avec le nuancier), mais un lecteur ELISA est recommandé pour une plus grande précision des résultats.

Les données de performance prometteuses dans la population européenne devront être complétées par les entreprises qui produiront cette technologie si elles envisagent de vendre le test dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

 

Contacts médias :

OMS : mediainquiries@who.int
MPP : press@medicinespatentpool.org

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