Dès la sortie de la première année et tout au long de la formation, les étudiant·e·s sages-femmes effectuent des stages obligatoires, pouvant aller jusqu’à 30 semaines par an, parfois éloignés de leur lieu de domicile.
Cette année, les chiffres concernant les frais liés aux transports sont alarmants, en particulier pour les étudiant·e·s de 3ème année et ceux des établissements d’outre-mer :
> Près de 3 500 km parcourus pour se rendre en stage en 3ème année ;
> Plus de 2 000 € dépensés, soit 174 € par mois ;
> Entre 200 et 250 € par mois dépensés par les étudiant·e·s sages-femmes d’outre-mer pour se rendre en stage en 4ème et 5ème année.
Pourtant, entre des indemnités kilométriques plafonnées à 130 € et un statut d’étudiant·e hospitalier·e accessible uniquement à partir de la 4ème année, les étudiant·e·s sages-femmes se trouvent dans une situation de grande précarité dès le début de leur formation, impactant fortement leur santé mentale et l’attractivité de la formation.
De plus, parmi les 18 % de logements mis à disposition pour les étudiant·e·s lors de leurs stages, seuls 10 % sont gratuits, et ceux-ci sont souvent insalubres et difficiles d’accès.
Les conditions de formation et de vie des étudiant·e·s sages-femmes ne cessent de s’empirer, et ont un impact majeur sur leur santé.
L’ANESF demande :
- l’indemnisation kilométrique des étudiant·e·s sages-femmes dès le premier cycle, à frais réels ;
- la mise à disposition à titre gratuit d’une chambre de garde pour les étudiant·e·s sages-femmes ;
- un accès aux logements CROUS pour les étudiant·e·s sages-femmes en stage de courte durée, lorsque celui-ci est éloigné du domicile de l’étudiant·e ;
- la mise en place d’une indemnité d’hébergement de 150 € pour tout stage situé à plus de 15 km du lieu de domicile.
Consulter le dossier de presse de l’ANESF concernant l’enquête logements-transports des étudiant·e·s sages-femmes pour l’année 2025-2026.
Contact presse : Leïla JAMIN – porteparole@anesf.com